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Critique de The Last Council par Magos L4 74L3

Publié le Dimanche 26 avril 2026 | 3 révisions avant publication | 2 corrections après publication

Le titre de Régent Impérial, quelle qu’en fût l’origine, était considéré par certains comme problématique en lui-même. Chaque fois que l’Empereur parcourait la galaxie, le pouvoir du Trône reposait entre les mains de Malcador, Son conseiller et confident le plus digne de confiance. Ainsi, pour la première fois dans la mémoire des mortels encore en vie — et, à vrai dire, depuis l’Unification de la Vieille Terre — cela signifiait que la gouvernance de Terra et de l’Imperium n’était plus infaillible. C’était désormais quelque chose que l’on pouvait concevoir de contester, voire de s’approprier, pour peu qu’un usurpateur possède la volonté et la force militaire nécessaires pour tenter sa chance.

Une régence est, par définition, un compromis. Elle constitue l’aveu tacite qu’un individu sans droit légitime au trône demeure, malgré tout, préférable à un trône laissé vacant.

Les portes de la chambre furent projetées grandes ouvertes, avec une violence telle que même les robustes gardes de Vivar en eurent un mouvement de recul.

— Sigillite ! rugit Horus, s’avançant devant ses frères, ses pas résonnant comme un tonnerre d’acier. Explique-toi !

Plusieurs des seigneurs et adeptes réunis autour de la table de délibération sursautèrent, la colère de trois primarques enragés suffisant à plier presque n’importe quel mortel dans une pénitence tremblante. Malcador, toutefois, demeura assis sur son haut trône de bois, soutenant leur regard sans ciller.

— Alpharius. C’est ton œuvre, je présume.

Aux côtés d’Horus se tenait le seigneur de la Légion Alpha, resplendissant dans une armure cérémonielle richement ouvragée. Il ne répondit rien, se contentant d’un demi-rictus adressé aux officiers de l’Armée qui reculaient en abandonnant leurs postes de part et d’autre des portes — seuls hommes armés de la salle, et pourtant l’idée même de lever leurs fusils laser ne leur effleura pas l’esprit.

Horus atteignit l’extrémité de la table. La peau de loup drapée sur ses immenses épaulières de céramite se stabilisa lorsqu’il leva un doigt accusateur.

— Je t’ai donné un ordre, mon cher oncle. Explique-toi.

Après l’avoir lu cette nouvelle je ne pouvais pas me retenir d’en parler.

Pourtant le début ne laisse rien présager de grandiose :
Sur Terra se tient le dernier conseil de guerre présidé par Malcador, a la fin de ce conseil le commandement sera laissé à Dorn, Jagathaï et Sanguinius. Ils seront apparemment plus à même de gérer l’arrivée d’Horus.

Nous avons donc droit à des discussions de logistique… J’ai eu l’impression que comme nous Malcador s’endort un peu, son regard est attiré par un défaut sur la table autour de laquelle le conseil se tient. Il se remémore les évènements qui ont fait que cette table soit endommagée. Il va s’en suivre un flash back dans lequel Horus, accompagné d’Alpharius et du Khan, arrive pour confronter Malcador. Il est fou de rage car la statue d’un des Primarque disparu est en train d’être détruite et il tient a faire part à Malcador de son mécontentement.

Cette scène est riche en information autant sur la psychologie des personnages que sur la façon dont Horus voit son oncle. Ce dernier va d’ailleurs une fois de plus démontrer sa puissance en calmant (de manière brutale) le futur maître de guerre qui ne veut rien entendre quant à ses arguments. On va voir un Horus tout en mesquinerie et provocation, on sent qu’il n’aime pas qu’on lui tienne tête et que ça blesse son égo. Il n’a que le mot gloire à la bouche et plus il parle plus j’ai eu l’impression de voir un primarque à qui le prestige et le pouvoir sont monté à la tête. À un ou deux moments il fait des réflexions qui montrent bien qu’il n’a pas saisi le projet de l’Empereur et le pourquoi ils ont été crées. Il exprime un certain mépris des humains qu’il ne juge pas apte à diriger, le Sigillite lui fera gentiment remarquer que son père serait en total désaccord avec lui.

Déjà que je ne tenais pas Horus en grande estime cette nouvelle à fini de sceller mon avis sur sa personne. Alors oui on peut imaginer que sa mesquinerie est à la hauteur de la colère et du chagrin qu’il ressent vis à vis du traitement qui est fait à la mémoire de son frère disparu mais la dernière partie de la nouvelle nous montrera qu’il était du genre rancunier.

Je passerai volontairement sous silence cette dernière partie pour vous garder un peu de surprise. Je rajouterai juste que l’on va apprendre qu’Horus aurait pu faire quelque chose qui aurait terriblement nuit à l’Imperium si il était allé jusqu’au bout. Alors que rappelons le, à ce moment là il n’avait pas encore trahi. Ce qui pour moi veut dire que peut importe si les évènements de Davin avait eu lieu ou non, Horus avait le potentiel de porter un gros coup au rêve de son père avec ou sans l’aide des dieux du chaos.

L J Gouldin à vraiment réussi à faire une nouvelle pertinente à nous prendre et même à nous donner de petites révélations avec un texte court. Il est bien écrit, maîtrisé et nous tient en haleine jusqu’au bout. Les échanges entre Malcador et Horus sont très bien fait, ils sont révélateur des problèmes avec les Primarques qui au final son beaucoup trop faillible (comme l’hérésie n’a cessé de nous démontrer). Leur défauts sont bien trop humains, ironique quand on pense que Horus se pense au dessus d’eux, être génétiquement supérieur n’enlève pas toutes les tares inhérentes à la race dont on est issu visiblement. Ici c’est montré d’une telle façon qu’on se demande limite comment ça n’a pas pété plus tôt et pourquoi, au vue de telles attitudes, rien n’a été fait pour les recadrer. 

Vraiment je ne saurais vous dire à quel point j’ai trouvé tout les dialogues savoureux et bien écrit. On sent que l’auteur y à apporté une attention particulière. Voir les réflexions de Malcador sur les primarques et sur ce qu’ils sont est vraiment révélateur de beaucoup de choses.

Et vraiment la fin est très bien, j’aurais adoré que cette nouvelle continue tant elle joue bien sur tout les différents sujets qu’elle aborde. Jusqu’au bout nous aurons des petits aperçu de logique de Malcador et de l’Empereur quant à ce qu’ils ont caché au plus grand nombre.

Le passé du Sigillite est une fois de plus évoqué à grand renfort de sous entendus et de phrases vagues ce qui ajoute à l’aura mystérieuse qui l’entoure, franchement c’est super j’aurais aimé plus de nouvelles comme celle ci. Tout ces petits détails cumulés m’ont rendu la lecture plus qu’agréable. De ce que j’ai lu pour le moment de l’hérésie Malcador n’est jamais central, ont voit bien l’importance qu’il à mais jamais il est sur le devant de la scène (normal me direz vous ça fait partie de son personnage et par extension de son rôle), ce genre de nouvelle vient lui rendre justice et montrer en partie le rôle essentiel qu’il à eu. Elle continue d’apporter de la profondeur au Sigillite et c’est très plaisant.

Le seul reproche que je pourrais faire c’est le début qui se traîne un peu mais au final ça permet d’arriver à tout ce qui fait le sel de cette nouvelle.

Ce qui est le plus triste avec cette nouvelle c’est qu’elle n’a jamais été traduite et j’avoue ne pas comprendre, elle est tellement bien et les éléments qu’elle apporte sont, selon moi, important en plus d’ajouter une couche de tragédie bien trop humaine.

Les plus

  • Un Malcador qui transpire la classe.
  • Des sujets très bien abordés.
  • Un horus méchamment démystifié.
  • Une fin très intéressante.
  • Le Khan bien traité.

Les moins

  • Tellement bien qu’on en voudrait plus.
  • Alpharius n’est là que pour le decorum.
5/5

Un nouvelle presque essentielle dans l’hérésie, elle touche au sujet des primarques disparus, nous montre les réflexions du Sigillite, nous tease son passé, montre la différence des priorités et des réalités des primarques avec le reste de l’humanité et cerise sous le gâteau : Horus se casse violemment la gueule de son piédestal. Un régal jusqu’au bout cette nouvelle, si vous lisez un temps soit peu l’anglais je ne pourrais que trop vous la recommander.