Le ReclusiamCritiques des publications et Ebooks Warhammer 40 000 de la Black Library
Navigation
Navigation

Critique de The Sigillite par Maestitia

Publié le Jeudi 15 août 2013 | 3 corrections après publication

Et voici l’Audio de toutes les attentes…
En plus d’être certifié Horus Heresy on a droit au Sigillite en personne, accompagné des symboles de la IIème et XIème Légions disparues gravées sur les reposes-mains du Régent de Terra…
Et si ce n’était seulement qu’un coup de pub mensonger comme avec La Légion des Damnés ou encore Prospéro Brûle ? Vous y avez pensé tout de même, alors voyons voir ce dont il en retourne et attention aux SPOILS car cette critique en comporte.

Le scénario se découpe de façon très classique, comme dans la plupart des audio drama, mais en ajoutant une donnée supplémentaire qui est celle du flash-back.
D’un côté nous suivrons Khalid Hassan, officier de l’armée de l’Imperium tentant d’expliquer son échec face à Malcador qui lui fera une visite aux confins de Terra ; en parallèle, ladite mission d’Hassan sera narrée en tant que flash-back.

Difficile de vous raconter cette heure d’audio tant elle manque de fond et d’histoire. C’est un concentré de petits indices, plus ou moins pertinents.
Hassan fait partie d’une branche de l’Imperium les plus secrètes, à l’instar de l’Offio Assassinorum. Sa mission est de récupérer un objet dont il ignore tout, conservé dans une boîte en Gypte (Egypte), et de le ramener à Malcador. Ce qu’on apprendra, c’est que cette mission va coûter un grand nombre des hommes d’Hassan pour un objet qui finalement se verra dérisoire.

Mais passons à la descente parmi les profondeurs du Palais Impérial.
L’ambiance est bonne, et notre cher Toby Longworth donne un petit accent au Sigillite qui le rend mystérieux à souhait, voire même patibulaire. On entend son sceptre de psyker cogner et résonner dans le palais, provoquant un sentiment d’immensité face au dédale du Palais de l’Empereur.
Alors que le Sigillite convoque Hassan, celui-ci ne pensant être là que pour faire un compte rendu de sa mission, Malcador va alors le faire languir en l’informant qu’une raison sous-jacente justifie une telle entrevue. La descente dans les catacombes de la forteresse, parmi les machines du Mechanicum accompagnée d’une superbe ambiance sonore, vous mettrons dans l’atmosphère d’une forge souterraine.

C’est souvent en monologue que s’exprimera cette partie. Le Régent se distrayant à exposer plus ou moins bien ses doutes et ses convictions. Par exemple, nous apprendrons qu’alors que Rogal Dorn protège davantage l’aspect physique de l’Imperium et de l’humanité, Malcador quant à lui, protège envers et contre tout l’âme de la race humaine.
En effet, il entrepose dans une sorte de musée souterrain (un peu comme Roboute et son musée des armes dans La Bataille de Calth) tous les objets qui ont marqué l’humanité. Pour vous donner ainsi une idée, il décrira de façon implicite des ouvrages qui contrôlaient des millions d’hommes et de femmes il y a des éons de cela sur Terra, implicitant ici la Bible/Coran/Tora.
Cet indice nous donnera d’ailleurs une piste de réflexion sur l’objet qu’Hassan devait rapporter au Seigneur de Terra.

S’ensuit alors une série d’informations dont nous sommes tous conscients, telle que les grands projets de L’Empereur et de Malcador. On apprend  alors le désappointement de ce dernier à l’égard de Magnus le Rouge et de sa destinée gâchée, réelle perte pour l’avenir de l’humanité. L’on apprend aussi que là ou l’Empereur désirait laisser le choix à l’humanité de contrôler son propre destin, Malcador lui préfèrerait de loin l’idée qu’il reste LE guide de la race humaine, les empêchant de sombrer dans le profane.
Malgré tout, l’absence de l’Empereur se fait sentir et inquiète beaucoup en ces heures tragiques.

Il est maintenant temps de vous entendre grincer des dents…
Alors que nos protagonistes arrivent à une intersection réunissant deux tunnels, l’on peut y voir une plaque contenant 20 emblèmes, représentant comme vous l’avez deviné les 20 Légions respectives; on peut ainsi y voir un loup, un serpent, un ange, mais il semblerait que deux symboles soient manquants, comme effacés ou arrachés de la stèle. Alors qu’Hassan demandera si c’est dans cette direction qu’ils se rendront, le Sigillite lui rétorquera que plus personne n’ira par ici, le futur étant ailleurs.
Et voilà donc tout ce que vous apprendrez à propos des deux Légions disparues…
Je vous laisse digérer cette carotte d’or déposée à environ 20 minutes de la fin.

La partie qui suit comportera des SPOILS alors dans le cas où vous comptez un jour écouter/lire cet Audio, je vous conseillerais de passer directement à la conclusion.
Dans le cas contraire, vous allez entrer au cœur du meilleur passage de The Sigillite.

Si vous êtes encore là c’est que vous êtes morts de faim comme moi !
Lors des flash-back d’Hassan on le verra lui et ses hommes se faire massacrer par les gardiens du Temple où demeure l’artefact tant convoité par Malcador. Mais c’est sans compter la détermination de notre chef qui parviendra malgré tout à trouver l’objet.
La partie mission de l’audio a de très bonnes musiques, de style oriental, vous empêchant de vous tromper quant à la localisation des lieux.
Alors qu’il est en proie au doute, Hassan décidera, à l’encontre des ordres de Malcador, d’ouvrir la boîte pour voir ce qu’elle recèle. Première incohérence selon moi.
Après avoir levé le couvercle, Hassan s’apercevra que la chose, si inestimable aux yeux de l’Imperium et aux yeux de son groupuscule secret, n’est rien d’autre qu’une stèle brisée, un simple morceau de pierre, usé et non taillé.
Comparant ce caillou à la vie de ses hommes perdue, Hassan décidera de jeter la pierre dans le désert et expliquera dans son briefing qu’ils n’ont rien trouvé. Seconde incohérence.
Le bonhomme est envoyé en mission top secrête pour l’Imperium et va à l’encontre des ordres car il est insatisfait… Narmol comme dirait l’autre.

Plus tard, Malcador présentera cette même pierre à Hassan dans les sous-sols de Terra.
Alors que celui-ci tentera de se justifier en prétextant que ce n’est qu’un morceau de roche brisée, Malcador lui expliquera que ce n’est pas un simple caillou mais la Pierre de Rosette.
Cette pierre représente une connaissance ultime pour le Régent de Terra, un moment dans l’histoire de l’humanité où elle gagna en maturité et en connaissance. Tel un point de sauvegarde de la race humaine, le Sigillite se doit de protéger et de rassembler de telles reliques, afin de ne jamais oublier d’où nous venons.

Bon, finit de jouer passons au moment qui nous réconciliera (ou pas) avec cet Audio.
Alors qu’Hassan suit toujours Malcador sous Terra par peur de se perdre, celui-ci stoppera net devant l’endroit le plus mystique, le plus colossal, le plus épique et le plus dantesque endroit sur Terra : Les Portes de l’Eternité.

Oui, ce sont bien The Gates of Eternity qui nous sont offertes avec ses deux Titans Warlords monstrueux, plus de  10 000 Custodiens et Sœurs du Silence gardant l’entrée de ces deux gargantuesques portes d’or massives avec , gravée en son centre, l’Empereur tel un Ange libérateur, luttant contre une hydre/dragon.
Au-delà du côté épique de ces portes, des sons et des hurlements se font entendre, provenant de l’autre côté. Hassan verra sa santé mentale décroître en écoutant de pareils cris n’ayant rien d’humains : la bataille entre l’Empereur et les Démons a commencé.

Assis sur le Trône d’or, L’Empereur de l’Humanité est en réalité occupé à se battre contre eux, alors que la galaxie se déchire avec à sa tête Horus Lupercal.
Le Sigillite finira par expliquer à Hassan que peu de mortels ont pu voir ses portes, alors qu’il tente de mettre au point une équipe, dotée de membres très spéciaux. L’audio prend fin alors qu’Hassan accepte de participer à un tel projet.

Les plus

  • Les Portes de l'éternité.
  • Une ambiance "catacombes sous Terra" bien sympathique.

Les moins

  • Longworth n'est présent qu'en doublant le Régent.
  • Intrigue inexistante.
  • Incohérences scénaristiques après plusieurs écoutes.
  • Trop long pour le peu de chose à raconter.
2/5
La forme de l’Audio est génial : l’ambiance, les sons, les voix sont impeccables, mais le fond… d’une déception à la hauteur de nos attentes. Les Portes n’arriveront pas à rattraper la désillusion de cette couverture qui n’a eu que pour rôle de nous vendre The Sigillite.