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Critique de Eidolon: Le Marteau Aurique par Magos L4 74L3

Publié le Dimanche 23 août 2026 | 3 révisions avant publication | 2 corrections après publication

Les cloisons du vaisseau s’étaient à nouveau transformées.


Disparus, les ossements impossibles; à leur place, se trouvaient des formations de pierres noires luisantes incrustées de particules scintillantes et colorées.

La luminescence dansait à l’intérieur de ccette prison minérale et les suivait comme des rêves, des chimères. Ces concrétions rocheuses rappelaient à Eidolon les bois pétrifiés de son enfance, d’immenses forêts sculptées et fiées pour l’éternité lors des guerres antiques de l’Ère des luttes.

Les nobles familles d’Europa avaient affirmé que des choses étaient tapies dans ces bosquets ravagés, des êtes magnifiques mais malveillants quivolaient leurs enfants pour les remplacer par des monstres.

Et pourtant, quand le véritable monstre est venu, avec sa science et ses scalpels, tu nous as donnés en pâture à cet individu. Selon toi, l’esclavage et la prise d’otages étaient un honneur. Tu nous as demandé de ravaler notre orgueil, au nom de notre survie.

Ayant juste terminé de la bouse fumante qu’est « Fulgrim, le phœnix palatin » je craignais d’ouvrir ce livre et que le commandeur primus ai bénéficié du même soin particulier que son père…

L’histoire se déroule après «Esclave des ténèbres». Eidolon et sa flotte souhaitent se diriger vers Terra.  Petit soucis ils vont être bloqué par une tempête warp. On se rend vite compte que des démons harcèlent Eidolon. Ce dernier se décide à aller les confronter, suite à cet affrontement il apprend qu’ils sont envoyés par «Le roi brisé». Le seigneur commandeur primus, va donc aller à sa rencontre (je précise que tout se passe sur le vaisseau d’Eidolon). Lorsqu’il le trouve, on constate que le roi brisé est un « esprit du warp » space marine. Suite à cet confrontation la tempête warp se lève et les Emperor’s children se retrouvent proche de la planète Tatricala. Pour Eidolon ce n’est pas une coïncidence, c’est sur cette planète que bien des années auparavant il à été promu seigneur commandeur par Fulgrim. J’arrête ici pour ce qui est du scénario.

De base je n’apprécie pas énormément les Emperor’s Children mais en revanche j’apprécie lire sur eux, est-ce parce qu’ils se démarque du reste ou bien fais-je preuve d’une curiosité sadique ? Je ne saurais le dire…

Alors il y a dans ce roman quelques maladresse d’écriture, comme des répétitions trop présente. Je pense à un chapitre où la même expression est utilisé trois en moins de dix pages. Facilité d’écriture ou traduction feignante ? Le style est parfois un poil pompeux mais comme on parle des fils de Fulgrim ça ne me choque pas. Et il y a quelques petites longueurs mais ce n’est pas non plus affligeant.

Par contre j’ai appris quelques petites choses, déjà comme j’en parlais plus haut c’est chouette de savoir comment Eidolon est passé seigneur commandeur. On va même voir dans quelles circonstance il à été sélectionné pour devenir un space marine, comment il à vécu ça et les manière dont il le voit à présent. Même si c’est fait rapidement je trouve que c’est un ajout sympathique.

Pareil, son rapport amour/haine vis à vis de Fulgrim est intéressant. Il dit à plusieurs moment qu’il le hait mais qu’il ne peut pas s’empêcher de l’admirer car c’est son primarque et son père. N’oublions pas tout de même que c’est ce même père qui l’a décapité sur un simple coup de sang.

À aucun moment Eidolon à l’air de louer le prince noir, beaucoup de ses hommes ont totalement succombé à Slaneesh, que ce soit de simple combattant ou des kakophoni mais lui semble plutôt hermétique. C’est un bon point ça le démarque.  Par contre Emperor Children oblige il est arrogant AF, très sur de lui et prend de haut tout le monde. On sent qu’il lui tarde d’arriver sur Terra et de mettre la planète à feu et à sang mais il se questionne sur l’après. Il se questionne sur beaucoup de chose d’ailleurs, que ce soit sur son passé sur son rapport à Fulgrim, si c’est à Slaneesh ou son père qu’il doit sa résurrection… Pas mal d’insight qui ajoutent de l’épaisseur à un personnage. Et c’est bien, car mine de rien on le voit depuis la trilogie d’ouverture et même si c’est une ordure arrogante, lui donner de la profondeur est une bonne chose. Il a beaucoup de monologue intérieur, notamment dut au fait que le roi brisé lui parle souvent. Il essaye de le tenter ou de le pousser à agir sur des coup de sang.

Petite touche « sympathique » : durant la tempête de la ruine certains habitant de Tatricala ont préféré s’ôter la vie plutôt que de succomber à la famine et au désespoir. C’est un détail mais c’est bien de le mentionner parce que durant l’hérésie on est tellement absorbé par la guerre fratricide des transhumains qu’on à tendance à oublier que la vie continue sur des millions de planète et que tout ça à de lourdes conséquences sur elles.

L’auteur décrit bien les légionnaire déchu de la IIIeme, à grand renforts de description d’armure, d’agissement sadique et de techniques de combat. C’est bien montré durant les évènements de Tatricala, qui sont riches en péripéties . On va voir que les Emperor’s Cildren manquent cruellement de cohésion et vont parfois faire juste ce qu’il ont envie au détriment de la stratégie. Est ce du foreshadowing pour leur comportement durant le siège ?

Mais on va voir qu’ils n’agissent pas tous comme ça, certains comme les escrimeurs sont plutôt discipliné, d’ailleurs Vocipheron qui en à la charge ne porte pas d’affliction de la chair comme tant d’autre. Il ne s’est pas scarifié et cultive la beauté propre au fils du phénix.

D’ailleurs en dehors d’Eidolon il va nous arriver de suivre légèrement Von Kalda, l’écuyer d’Eidolon qui est aussi apothicaire, Til Plegua, qui dirige les kakophonis, Malakris, un des officiers qui aime un peu trop Slaneesh et Vocipheron qui est à la tête des escrimeur. Durant tout le roman ils vont tous être harcelé par des voix qui vont les tenter, tout le temps, constamment. Cela montre bien la perversité de Slaneesh, cet appel incessant à se laisser submerger par les pulsions horribles qui les habitent. Tout ce beau monde va permettre de voir un peu comment ça se passe dans leur rang et les différentes manières de procéder et de voir les choses.

Pour en revenir à Eidolon, il est aussi important de souligner qu’au début de l’histoire il est raillé par certains de ses hommes et respecté par d’autre. Tout ceci va évoluer durant le roman et c’est pas trop mal fait. C’est important de montrer ce genre de chose, vous me direz que le manque de cohésion n’est pas propre au Emperor’s Children mais je trouve qu’ils sont tout de même particulièrement affligé par ce phénomène. Ce que les traîtres ont gagné en pouvoir ils l’ont perdu en unité.

Tout cela mit bout à bout fait que ce roman est pas mal, ça se lit plutôt bien et les petites informations disséminées tout au long de la lecture permettent de garder l’intérêt présent. Sans compter le fait que je trouve que l’immersion chez les fils de Fulgrim est bien faite.

Je dirais quand même que par moment la fin est un peu poussive, on alterne les moment chouette et les longueurs ce qui est un peu dommage. Je mettrais un 13 à ce roman.

Eidolon aura donc été mieux traité que son père !

Je pensais dire que ce roman manquais d’enjeux, ce qui est le cas, mais je me dit aussi que selon moi le but de ce genre de livre est plutôt de nous faire mieux connaitre un personage au travers d’un évènement important ou non et pas de nous faire un récit dantesque aux enjeux cruciaux.

Les plus

  • Eidolon gagne en épaisseur.
  • L’ambiance des Emperor’s Children est bien retranscrite.
  • L’ombre du chaos et de Slaneesh qui plane en permanence.
  • Les détails.

Les moins

  • Des répétitions.
  • Des longueurs.
  • Un fin en demi teinte.
  • Un style parfois lourd à lire.
3/5

Un roman qui saura plaire aux amateur de la légion, pour moi ils sont bien traité dans toute leur déchéance, leur égoïsme et leur pulsion meurtrière. Sans compter sur le fait que l’on à plein de petits détails qui font le sel de ce genre de lecture. En plus de donner de la profondeur au personnage principal cette histoire va lui faire mettre les choses au clairs sur certains sujet.
Le récit reste néanmoins imparfait, mais le bon prime, selon moi, sur le mauvais.