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Critique de L'Honneur de Macragge par Magos L4 74L3

Publié le Lundi 8 juin 2026 | 5 révisions avant publication | 1 correction après publication

Le dramatis Personae pour bien commencer
 
 

C’est la troisième fois que je relis ce titre, je dois dire que c’est une lecture rapide, le scénario va droit au but.

L’honneur de Macragge fait directement suite aux évènements de « La bataille de Calth », juste après l’affrontement entre Guilliman et Kor Phaeron. Pour rappel Guilliman à remporté ce duel en arrachant le cœur principal de l’autre enflure. Roboute est bien mal en point et rapatrié par ses fils. Mais ils s’apperçoivent que les Word Bearers s’échappent avec papy Phaeron et qu’il est toujours vivant. Fou de rage Guilliman ordonne à Marius Gage de partir à leur poursuite à bord du vaisseau amiral « l’honneur de Macragge » et de régler son compte à Kor Phaeron. Je trouve ça dommage que la bd ne l’illustre pas et nous mette une page de texte…

C’est ainsi que commence cette bd et toute l’histoire se concentrera sur cette course poursuite. Accessoirement on verra comment les Word Bearer sont arrivés sur Sicarius. Du coup techniquement cette bd est à lire avant « Les enfants de Sicarius ».

Bon par où commencer ? Ce n’est pas évident parce qu’il y a beaucoup et peu à dire sur ce titre de part le fait que l’histoire va tout droit et ne s’arrête jamais et en même temps c’est plutôt court.

Dan Abnett est au scénario, ça ne ressent pas énormément tant les dialogues sont classiques et peu inspirés. Je pense qu’on aurait pu mettre n’importe qui d’autre au scénario cela aurait été pareil. Je ne dis pas ça pour cracher sur Abnett, c’est juste que l’on sait où cette bd commence est ce qu’il va arriver aux deux protagonistes principaux. Ça ne laisse donc pas trop de marge de manœuvre pour faire une histoire de fou ou un scénario complexe. La bd fait une centaine de pages mais la part belle est laissée au dessins plutôt qu’a l’histoire. Ce n’est pas non plus un reproche tant j’ai pris plaisir à me poser pour regarder les planches.

Je ne suis pas toujours fan des illustrations de Neil Roberts (coucou la couverture immonde de « Tempête de la ruine »), mais bien forcé d’admettre que Neil Roberts s’en sort très bien ici. Les dessins ne feront pas l’unanimité je pense, on y ressent un côté numérique mais je l’ai trouvé plutôt bien intégré et pas plus choquant que ça.

 

 

Certaines planches fourmillent de détails et surtout cette bd nous fait prendre conscience de la démesure des vaisseaux dans 40k. Oui on le sait, on le lit souvent dans les romans, mais le voir est autre chose. J’ai trouvé ça impressionnant de justesse. Pareil les affrontements spatiaux sont très bien rendus, c’est très plaisant à voir et tellement épique. On prend conscience que le terme «affrontement dantesque» est tout à fait justifié.

Tant qu’on est sur les vaisseaux je les ai trouvé très bien fait, l’auteur à réussi à bien les différencier. Et surtout j’ai adoré le fait que durant l’espace de quelques cases on voit ce que nécessite comme effort physique le simple fait de charger des munitions dans les canons des vaisseaux, c’est un petit détail mais c’est chouette.

On a trop souvent tendance à oublier que c’est des membres d’équipage qui les chargent à l’aide de poulies, on à beau être au 30e lillénaire, lu’ilisation de l’huile de coude est toujours en vigueur. On a aussi droit à la représentation de la salle de contrôle du vaisseau, c’est chouette d’y voir les navigator, l’officier des auspex etc… C’est immersif et leur dégaines sont incongrues (surtout le maître des auspex). Encore une fois c’est une bonne de se figurer à quoi il ressemlent, on en croise souvent dans les romans, c’est sympa de voir à quoi ils sont censer ressembler.

Les abordages sont bien rendu et les quelques bastons entre space marine sont sympa. D’ailleurs la variété de casques, d’armures et d’armes est un ajout fort sympathique. Voir les rambardes d’assaut collossale qui relie les vaisseaux entre eux lors d’un abbordage est un petit ajoput sympathique. Je me repète mais c’est vraiement un gros plus de cette bd pour moi que de voir cette myriade de détails souvent abbordée dans les romans, enfin illustrés. 

Une bonne représentation des batailles entre vaisseaux (Jean Michel Jarre au son et lumière)
 
 

Un autre point positif de la bd est la représentation du warp, la fracture visuelle entre les deux univers est bien faite.
On passe à une palette de couleur et à un espace complètement halluciné avec des planètes collés entre elles. Des lunes en forme de crâne ou de visages hurlant. J’ai aimé la manière dont la mer des âmes est montrée on voit vraiment la folie qui y règne. En fait un bon point pour cette bd c’est qu’elle vient nourrir notre imaginaire avec des visuels sympa. J’aurais voulu dire des visuels marqués mais ce n’est pas le bon mot car au final ça reste un peu vanilla et sans réelle prise de risque. C’est un peu dommage, d’ailleurs il n’y a quasiment pas de sang, pas que je raffole du gore à tout prix mais on est quand même dans 40k… Je trouvais que c’était un peu sage. J’aurais aimé des visuels plus marqué. Le cahier des charge est rempli les space marines sont bien dépeint, tout est lore acurate… mais il manque quelque chose pour moi.
Mais bon peut être que je chipote et au final mieux vaut des dessins qui font le taff sans être ultra marquant que des prises de risques originales mais dégueulasse…

 Au delà de l’espace halluciné, personne ne vous entendra crier
 

Un autre défaut est que c’est rapide. On ne prend jamais le temps pour faire un peu durer une bataille, on à pas le temps et tout réglé en deux ou trois pages (mention honorable au démon colossal qui déboule sur le vaisseau Ultramarine et qui de fait poutrer en quelques cases). Ça c’est dommage, moi qui ,malgré ce que je disais au dessus, me suis laissé porter par l’univers graphique de cette bd j’aurai aimé que les batailles soient plus longues. Le bolt porn en bd ne me dérange aucunement, pour moi il a d’ailleurs plus de sens dans un format avec des images que dans un roman. Au final je trouve ça un peu dommage de déployer autant d’effort pour un récit aussi rapide.

Au niveau des personnages c’est ce à quoi on s’attend pour Marius Gage : il suit les ordres, il est déterminé à tuer Phaeron même si cela doit être la dernière chose qu’il fera. Classique mais en accord avec le personnage. 

Regardez moi cette belle tête de constipé qu’il nous fait le père Gage !

Quant à Kor Phaeron il fait vraiment méchant caricatural, avec les rires démoniaques, les phrases clichés etc… Il à l’air «evil af» et bon c’est son rôle dans l’univers donc pas trop à redire là dessus.

N’appréciant pas les Word Bearer je n’en attendais rien. Par contre j’étais surpris qu’il soit possible d’ouvrir un passage dans l’immatérium (pour que son vaisseau passe) avec son athamé depuis l’intérieur du vaisseau. C’est un peu cheaté mais hé, c’est le warp !

Dans tout les cas, même si ça va vite et que le style graphique aurait pu être plus marqué je passe toujours un bon moment en lisant cette bd. J’aime voir le gigantisme des vaisseaux, assister aux batailles et passer du temps sur les double pages à regarder les petits détails.

Pour moi cette bd est un peu comme « Mad Max fury road », un shot d’adrénaline ou chaque décision doit être prise en battement de paupière, ça explique pourquoi le scénario ne se pose jamais (et bien forcé d’admettre que ça marche mieux en film qu’en bd). C’est bien comme c’est pas bien en même temps. C’est chouette pour les visuels et la baston mais c’est pas fou pour tout ce qui est de l’histoire et du développement des personnages.

Vous l’aurez bien comprus j’ai beau me faire des noeuds au cerveau j’arrive pas à trancher radicalement pour cette bd, j’ai un soft spot pour elle. C’est un bel exemple de l’apparence au delà de la substance. Je trouve ça dommage qu’une telle qualité graphique n’ai pas été mise au service d’un scénario plus riche. Ni réelement fantastique ni réeleemnt mauvaise, je recommenderais cette lecture si vous arrivez à vous la procurer à moindre frais.

Je sais ça à l’air brouillon mais croyez moi que quand on l’a en main c’est autre chose
 

Les plus

  • Le graphisme agréable.
  • Les batailles spatiales dantesque et vusiellement impressionante.
  • Les visuels du warp.
  • L'illustration des détails de l'univers.

Les moins

  • Le scénario qui tient sur un timbre poste.
  • Tout s’enchaîne trop rapidement.
  • Les dialogues peu inspiré.
  • J’en aurait repris un peu plus.
3/5

Avec plus de pages et un scénario plus étoffé cette bd aurait pu être un grand nom mais pour moi cela reste du moyen +. Pas un incontournable mais une lecture vite fait dans laquelle on prendra plaisir à se replonger si on apprécie les dessins. Le vrai crime pour moi étant qu’il n’y en ai pas eu d’autre. Je penses qu’avec d’autre scénarios ça aurait pu claquer sévère. Pour moi ça vaut 13-13.5/20. C'est une bd qu'on prend plus plaisir à regarder pour les dessins qu'a lire.