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Critique de Blood in the Machine par Priad

Publié le Lundi 9 décembre 2013

Nous voici plongés en pleine guerre d’Armageddon, le bruit des bolters siffle dans nos oreilles pendant que des cris déchirant se font entendre dans le fond. L’épée tronçonneuse se met en route afin de faire face à une marée de peaux verte qui semble ne jamais prendre fin. L’affichage tête haute nous averti de plusieurs informations à prendre en compte dans nos futurs mouvements. Aucune stratégie n’est durable et la victoire est incertaine. Un escadron de la garde des Blood Angels vient juste de se poser devant nous. Notre bolter est encore fumant alors qu’Anachiel, Sergent de la Garde Sanguinienne, nous annonce notre extraction de la Cité Ruche de Volcanus. La suite n’est pas moins réjouissante.

Andy Smillie est pour les Flesh Tearers ce que Nick Kyme est pour les Salamanders. Loin des projecteurs de la scène Black Librarienne, il n’en est pas moins un auteur reconnu pour son talent à retranscrire la violence des Fils de Sanguinius, et je dois dire que le rencontrer en chair et en os a encore accentué ma sympathie pour lui. L’auteur avait réussi à m’étonner et à attirer mon attention avec sa nouvelle Beneath the Flesh et m’avait finalement soufflé avec son court roman Flesh of Cretacia. Apprendre qu’il serait en charge d’un audio drama promettait donc de bons moments épiques en perspective. Pour ce qui est de ce côté-là l’audio ne souffre aucune faiblesse, l’ambiance sonore nous captivant dès les premières secondes afin de nous impliquer dans cette guerre d’Armageddon. Malheureusement, et même si l’ambiance générale de l’audio est un très grand facteur de réussite, on ne pourra pas passer outre la fin de l’audio qui en frustrera plus d’un, l’histoire ne se terminant même pas. Cette dernière fut tellement abrupte que j’en vins à me demander s’ils n’avaient pas manqué de temps pour finir l’audio, la seconde option étant une possible suite.

L’auteur, dont le talent à décrire des scènes de bataille dantesque n’est plus à prouver, nous raconte ici comment Seth, Maitre de Chapitre des Flesh Tearers, s’alliera bien contre son gré à Anachiel, Sergent de la garde Sanguinienne, afin d’effectuer une mission très spéciale.
Une mission dont les enjeux dépasseront jusqu’à la survie d’Armageddon puisqu’elle consistera à trouver un ancien Titan de plusieurs milliers d’années, reposant dans une mine au-delà de Cité Ruche de Volcanus. Un titan dont la connaissance ancestrale qu’il apporterait à l’Imperium pourrait changer le cours des guerres. Notre héros sera donc accompagné d’Anachiel, mais aussi d’une Inquisitrice, Nerissa de l’Ordo Hereticus.

C’est donc dans cette atmosphère de tension, après que l’Inquisitrice ait menacé d’analyser les glandes progénoïde du Maitre de Chapitre, que la mission démarre. Smillie confirme tout son talent en créant des personnages dont les relations et conflits donneront un réel relief à l’histoire, qui aurait certainement était plate autrement. Les Flesh Tearers sont égaux à eux-mêmes et surprennent par leur approche au combat. La confrontation avec un Blood Angel marquera encore plus leurs différences.
Mais ce qui impressionne d’avantage est encore le jeu des acteurs se donnant la réplique. Vous l’aurez compris, l’audio réussit le pari de vous offrir une ambiance sonore très impressionnante. Entre les musiques, les voix et les sons, il sera difficile de ne pas se sentir happer par l’ambiance sonore qui donnera vie aux personnages et aux environnements.

Imaginez donc lorsqu’en plus Andy Smillie, le maitre de l’épique, décide de faire sauter nos héros en jet pack depuis le ciel afin d’atterrir sur un Titan en plein milieu d’une bataille. Malheureusement, là où l’on pouvait penser que la présence de son pourrait apporter beaucoup aux écrits de l’auteur, on en vient à croire le contraire après les trois quarts de l’audio, qui ne sonna vers la fin que comme une bataille brouillonne et dont les actions des personnages n’offraient aucun repère à l’auditeur. Mon niveau d’anglais aurait aussi pu être la cause de cette impression, le niveau étant assez élevé du point de vue de la compréhension.

Les plus

  • L’audio offre un très bon rythme dans la première moitié, entre action acharnée et dialogues entre personnages charismatiques.
  • Le narrateur est très bon et s'applique réellement à nous faire vivre cette histoire.
  • Au cœur de la bataille, les musiques ne font jamais défaut.

Les moins

  • Pour ce qui est de l’anglais, accrochez vous car les scènes de bataille vont très vite.
  • D’un point de vue scénaristique l’audio aurait pu nous apporter beaucoup mieux, la fin laissant une ouverture aussi grande qu’une faille dans le warp.
  • La première moitié se laissera écouter avec plaisir avant que vous découvriez que l’histoire fait du surplace, les rebondissements étant gardés pour les 5 dernières minutes.
3.5/5
Blood in the Machine était prometteur avec son ambiance sonore de qualité et ses personnages vivants. Malheureusement l’impression de ne m’avoir servi qu’un prétexte à faire des références aux fans avec cette histoire sans fin, m’a plus que déçu.