Avis sur Chef de Guerre par Magos L4 74L3
Publié le Lundi 4 mai 2026 | 3 révisions avant publication | 3 corrections après publicationV’la un livr’ qué vachment bien, Mike Brooks lé pluss balaiz qu’un dred eud’la mort. Il sait komen parler des orks, même si c’est qu’un faiblar de zom.
Je dois avouer que j’ai hésité à tout rédiger en parler ork mais en plus d’être difficile à lire je pense que j’aurais fait flamber mes cogitateurs internes. Vous verrez au fil des lignes que je n’ai pas pu m’empêcher de glisser quelques mots orks…
Je m’étais toujours refuser à lire sur les orks préférant me concentrer sur les factions que j’aimais vraiment. Mais le hasard à fait qu’un jour j’ai écouté « Le diable Catachan » et j’ai été agréablement surpris du traitement décalé des orks et encore plus surpris du fait j’étais à fond. Du coup quand Eul’ Boss Maestitia m’a dit qu’il aimait bien les orks et qu’il allait lire « Chef de guerre » je me suis dis que j’allais le faire aussi parce que moi les orks j’aime pas bien ça. Je me suis naïvement dit que ça pourrait peut être amener un regard différent sur le roman, mais c’était sans compter sur le talent de Mike Brooks. Parce ce que autant le dire tout de suite j’ai adoré.
Ce roman est « techniquement le deuxième tome de la trilogie des orks de son auteur mais après l’avoir fini je peut dire sereinement qu’il peut être lu comme un one shot.
L’action va se dérouler sur un monde forteresse envahi par une Waaagh !, seule une cité ruche tient encore. Lors des festivités pré combat le chef de guerre ork actuel va mourir écraser par la tête d’un gargant que le grot Sanggi chtiote dent à fait tomber par mégarde. Tout de suite en suivant trois chef ork de trois clans différents vont se chercher des noises pour savoir qui va remplacer le chef de guerre. Le bizar’boy Morgrub va alors énoncer un prophétie en leur disant que celui qui sera chef de guerre sera celui qui trouvera le portail des zoneilles (les eldars) qui est est caché dans la cité ruche.
Et à partir de là c’est parti pour la ruée vers le portail !
Quelque chose de très intéressant dans le roman est que chaque chef qui veut devenir warboss est issue d’un clan différents.
On va avoir le Jénéral, issue des Blood axe. Ils sont les moins orks des orks, il suivent plutôt les préceptes de Mork qui incarne la ruse. Il mettent en place des stratégies, ont des komandos furtifs et le Jénéral à même capturé un zom (humain) pour qu’il puisse lui donner des informations sur la cité ruche. Sa taktik’ va donc être de s’infiltrer dans la cité ruche en mode discretos.
Le zyboss Zagnob Frakass’ des Evil suns qui ne jurent que par le kulte de la vitess’. Eux ce qu’ils aiment c’est aller vite et ralentir ou être à l’arrêt va à l’encontre totale de leurs instincts. Ils vont essayer de mettre à profit leur véhicules et leur mekanos pour pénétrer dans la cité ruche.
Et pour fini Mag poing raide des goffs paré de sa méga armure. Le plus gros de Waaagh le suit, du coup sa stratégie ? Toujours plus de dakka sur les murs, ils finiront bien par tomber !
Comme tout les personnages du roman j’ai failli oublier Snaggi chtiote dent ! Donc c’est le grot qui à tué le chef de guerre par inadvertance, mais c’est un grot particulier. Gork et Mork lui parlent, il en est certain, la mort du chef de guerre n’était que la première étape de sa « révolussion » grot. Il en a assez que lui et les siens soient traité de comme de la merde de squig par les ork, il est bien décidé à trouver le portail des zoneilles en premier et à devenir le premier chef de guerre grot et à lancer sa propre grotwaaagh ! En bon leader révolutionnaire il va rallier à lui des grot et s’élancer dans la course.
Ce roman va nous permettre d’en apprendre beaucoup sur les différences subtiles entre les clans et les différentes « philosophies » orks. Le tout fait à grand coup d’humour, il est omniprésent et quasiment constant. Je craignais que ce soit lourd à la longue mais non ça tient carrément la route et j’ai passé une bonne partie du roman avec un sourire en coin, un peu comme un orks fonçant vers une baston. Jeux de mots, humour absurde, ton décalé et note en bas de page qui nous ferait presque nous croire dans un documentaire animalier, tout y passera. Et c’est vraiment bon ! Je trouvais ça très drôle aussi que les cinq premier chapitre soient numérotés et qu’à partir du 6éme tout les chapitre seront titré « plein », comme si nos cher orks ne savaient pas compter jusqu’à six. On passe de la débilité profonde à des éclairs de génie/coup du hasard et ça ne gêne aucunement le scénario, ça colle tout à fait.
On va passer le roman à alterner les points de vue, d’abord les différents points de vue orks (et grot!) quelques chapitre sur les zoms et même un ou deux sur les zoneilles. D’ailleurs c’est très chouette de voir toutes les différentes appellations que les orks utilisent pour leur différents adversaire. En fait tout est fait pour que ce soit immersif et c’est réussi. On sent le rythme endiablé de la course pour trouver le portail, on voit les ambition de Snaggi croître, la détresse des défenseur et le désespoir des eldars. On s’ennuie pas et on rigole ouais en fait on devient un ork… (ha si on apprend plein de choses mais je ne pense pas que ce soit très ork, à la rigueur c’est un truc de Blood Axe)
Il y a peu de temps morts dans ce roman et chaque fois que l’on va avoir l’impression de dévier de la trame principale on va voir qu’en fait non ça va avoir un impact, peu de choses sont laissé au hasard. Et ça pour moi ça montre une vraie qualité d’écriture, Brooks à quand même réfléchi son roman en plus d’en faire quelque chose de fun. Tout les personnages sont bien traités, ils ont tous leur places et ajoutent quelque chose. Que ce soit des enjeux ou des détails. Les chapitres sur les zoms viennent ajouter une couche de drame, car au milieu de toute cette course folle il ne faut pas oublier qu’il y a encore des milliers d’humains qui sont là et qui cherche à survivre !
Pour moi la palme revient à la bataille de fin que l’on revoit plusieurs fois mais à chaque fois d’un point de vue différent et à chaque nouveau point de vue des petits détails viennent s’ajouter. Le dernier tiers est magistral !
J’ai découvert que les bizar’boys étaient quand même très fort (quand ils ne font pas exploser la tête de leur comparses et la leur par erreur), ça m’a permis de voir les spécificités des psykers orks, ce qui était bienvenu. On sent que Morgrub est fourbe et pernicieux, il joue à merveille le rôle du « vieux sage » à moitié secoué.
Que ce soit les véhicules, les différentes unités ou la terminologie orks tout sera montré et plus ou moins expliqué. C’est limite pas la peine d’ouvrir un codex ork après avoir lu ce roman tant il est riche. On sent l’amour que l’auteur porte à cette faction. J’ai aussi beaucoup aimé le traitement des grots qui malgré tout occupent une place de choix, ils accumulent une certaine frustration de part la manière dont ils sont traités. On pourrait d’ailleurs penser que leur philosophie est la même que celle des orks mais non elle est assez différente.
Si je devais trouver un défaut ce serai (comme souvent dans mes critiques) que j’aurais aimé que certains passage soient plus long et détailles. Certains personnages humains auraient mérité plus de pages pour les cerner plus comme par exemple Eza (je vous laisse le soin de découvrir qui c’est).
Au final le roman est assez court, mais après vaut mieux un roman qui est chouette et qui va droit à l’essentiel qu’un roman qui se perd en détail et qui en devient chiant ! Pour finir je dirais que je n’aime toujours pas les orks mais par contre j’aime lire sur les orks quand ils sont traités de cette manière, c’est très plaisant à lire et il faut le dire comme avec Ciaphas Cain ça détonne pas mal avec le reste de la production des livres 40k.
Après avoir été intrigué par le traitement des orks dans un autre roman j’ai ouvert celui ci en me demandant si le charme réopérerais et bien forcé d’admettre que oui ! J’ai passé un très bon moment avec ce livre, il m’a été difficile de le lâcher. Si vous voulez une parenthèse plus fun dans tout ce grimdark ne cherchez plus ! Les orks par Mike Brooks c’est de la pure détente et ça vient de quelqu’un qui n’apprécie pas les peaux vertes ! C’est une lecture qui va à l’essentiel, qui vous fera rire (si vous êtes sensible à ce genre d’humour) et qui vous laissera avec une seule pensée : j’en veux d’autre ! Ou bien Waaaagh ! (si l’on veut coller au roman).
Critique de Chef de Guerre par Maestitia
4.5/5Chef de Guerre est un roman surprenant et divertissant. C'est une porte d'entrée idéale à qui veut lire de l'ork avec pour une fois leur point de vue. Ce qui prouve que Mike Brooks a compris une chose essentielle : pour écrire les orks, il faut les respekté.