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Critique de Ciel Mort, Soleil Noir par Priad

Publié le Mercredi 28 août 2013

Uriel saisit son ami par les épaules au moment où un autre coup de feu retentissait dans le tunnel, et qu”un autre guerrier succombait poussé au suicide par les voix.
-  Tu te souviens comment tu as eu ce bras, cria Uriel, tu as participé à sauver le monde de Pavonis. Tu t”es dressé contre un Dieu Stellaire et tu l”as défié. Tu es un héros Pasanius ! Vous tous, tous autant que vous êtes, vous êtes des héros ! Les plus grands guerriers que la galaxie n”ait jamais connus ! Vous êtes plus forts, plus courageux et plus résistants que n”importe quel mortel.
– Non, non, non, non, non…
Uriel  relâcha son étreinte sur Pasanius pour passer de guerrier en guerrier, aboyant sur chacun d”entre eux, sa voix se faisant plus puissante à mesure qu”il se laissait entrainer par le sujet de son laïus.
 — N”oubliez pas qui vous êtes ! hurlait-il par dessus le concert de murmure furieux. Vous êtes des Space Marine que diable ! Des guerriers de l”Empereur de l”humanité et vous combattez les sombres puissances où que vous les trouviez. Vous êtes forts, fiers, et vous êtes des combattants.

Ciel Mort, Soleil Noir, troisième tome de la saga dédiée aux Ultramarines, va confronter nos héros à une lourde épreuve. Ayant été bannis de leur Chapitre pour avoir violé le Codex Astartes lors de la bataille contre les tyranides dans Les Guerriers d’Ultramar, Uriel et Pasanius vont être envoyés à leur insu dans l’Oeil de la Terreur. Ils devront alors prouver leur dévotion et leur loyauté afin de pouvoir regagner leur Chapitre, mais nul ne revient  indemne d’un serment de mort.

Alors que McNeill n’avait pas convaincu son monde avec ses deux premiers opus d’une qualité raisonnable, il marque ici un grand coup. Ce tome est le tome de la réconciliation. L’écriture y est mieux maitrisée et le livre ne souffre d’aucun temps mort, nous offrant de nombreux moments épiques au côté de dialogues patriotiques. Et même si le tout sonne un peu cliché, n’est ce pas ce que nous attendons d’un livre dont les héros sont les Ultramarines ?

Corrigeant sa structure scénaristique auquel il nous avait habitués dans les deux premiers livres, McNeill nous offre dès le second chapitre une bataille entre Ultramarines et Iron Warriors dans les couloirs d’un vaisseau. Un passage qui nous permet dès le départ de se rendre compte que ce tome a pour but de nous en mettre plein la vue. Retrouvant nos héros dans l’Oeil de la Terreur grâce à une pirouette scénaristique qui prendra du sens au fur et à mesure de la lecture, l’auteur continue d’étaler tout son talent aux travers de descriptions d’une grande qualité.

Le lecteur est littéralement transposé dans ce lieu d’effroi et de démence, sentiment accentué par les rencontres que vont faire Uriel et Pasanius. L’immersion est donc le point fort de ce livre qui réussit à nous étonner malgré l’impression de simplicité se dégageant de l’histoire. Et même si le tout accuse des personnages relativement creux dans l’ensemble, nous aurons la chance de rencontrer Honsou, Iron Warrior très charismatique qui reviendra par la suite.  Certaines scènes sont aussi de beaux exemples de fraternité entre nos héros unis dans ces moments difficiles.  Passage que j’attendais pour ma part depuis longtemps.

Le livre se renouvèle pour nous offrir d’intenses moments d’actions, parfois inattendus, décrivant avec brio la violence du combat et les visions monstrueuses qui l’accompagnent. Le final des plus épiques verra nos héros accompagnés de Space Marines Renégats, ainsi que d’autres alliés inattendus, s’attaquer à la forteresse des Iron Warriors. Une scène qui restera probablement gravée dans mon esprit de lecteur. Alors que tout semble terminer, l’épilogue nous met une véritable claque, confirmant une fois de plus tout le talent de McNeill.

Ce troisième tome apporte réellement une nouvelle ambiance à la saga. Plus sombre de part ses enjeux et la puissance de l’ennemi, le livre dépeint nos deux héros de manière bien plus vivante, appréciant ces phases de doutes et de remise en question.

Les plus

  • McNeill nous offre un rendu de l’Oeil de la Terreur bien meilleur que ce que nous avions pu lire avec Dan Abnett dans Malleus grâce à la qualité et à la justesse des descriptions.
  • Nos héros sont enfin plein de vie et se soutiennent mutuellement dans ces durs moments.
  • Les scènes de batailles sont plus imagées et marque les esprits par leur aspect épique.
  • Le grand ennemi de l’histoire est un Space Marine du Chaos très imposant que nous n’oublierons pas de si tôt.

Les moins

  • Certains dialogues et certaines scènes sont un brin clichés.
  • On sent que certains personnages n’ont pas été plus développés à cause de leur présence temporaire dans l’histoire, dommage.
4/5
Ciel Mort, Soleil Noir est exactement ce que l’on est en droit d’attendre d’un roman Ultramarine. Des scènes d’actions démesurées dans un environnement sanglant et sans pitié, ponctué de moment de bravoure. Un livre où l’ambiance et le rythme prend véritablement le pas sur l’histoire, peu importe quand l’inventivité est là.