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Critique de La Fuite de l’Eisenstein par Priad

Publié le Samedi 30 novembre 2013

Larguant derrière elle des flammes, des fragments d’elle-même, des vagues de radiations dues à sa transition d’urgence et à la perte de sa bulle de Geller, la minuscule frégate revint à son plan d’existence ordinaire dans un quadrant obscur et dépeuplé de l’espace. Aucune étoile n’était en vue, aucun monde à portée, rien que le vide et la poussière interstellaire.
L’Eisenstein désorienté partit à la dérive.

Suite au bombardement à l’ogive viral d’Istvaan III, sonnant le début de cette trahison fratricide qu’est l’Hérésie, le capitaine Nathaniel Garro, appartenant aux forces de la Death Guard, part dans l’Eisenstein afin de prévenir au plus vite l’Empereur. Va alors s’en suivre une course à travers l’espace, mais le mal est partout, surtout lorsque l’on dérive dans le Warp. Délivrer la vérité à tous prix, tel est le credo de Garro.

Tome 4 de la saga de l’Hérésie d’Horus, il marque le début d’un changement radical. En effet, à partir de maintenant, chaque roman sera individuel et aura des personnages qui lui sont propres. Heureusement les auteurs feront toujours références à tel ou tel livre afin d’éviter que la série ne soit trop décousue. On aimera ou l’on n’aimera pas.

La fuite de l’Eisenstein marque donc ce nouveau départ, mais quand est il vraiment du livre. La première impression qui vient à l’esprit est que plus on avance dans la série et plus les auteurs se relâchent. Attention nul critique faite au scénario qui rempli parfaitement son office, mais plutôt au style qui s’appauvrit de livre en livre. Le tout reste très correct et plutôt bien fait mais l’on sent que l’on perd en fluidité et en maitrise. Pour ma part, je me souviens avoir décroché sur quelques dizaines pages.

Concernant le scénario, comme dit précédemment, il est dans la ligné des précédents avec une histoire intéressante et une fin qui en marquera plus d’un pour ses significations implicites. Néanmoins James Swallow ne donne pas la réplique aussi bien qu’un Dan Abnett ou qu’un Graham McNeill. On sent tout de même un certain potentiel, qui ne pourra qu’être bénéfique à ses prochains écrits.

Comme vous l’aurez deviné le personnage principal est Nathaniel Garro. On a déjà eu la chance de voir ce dernier dans La Galaxie en Flamme, ce qui pour la peine est une excellente chose puisque l’on évite d’être perdu en retrouvant un visage connu.  Ce personnage charismatique s’engagera dans une course contre le temps dans ce roman à l’atmosphère bien différente des précédents. En effet, une bonne partie du livre a lieu dans le vaisseau ce qui nous gratifie d’une excellente ambiance, pesante, froide et à la limite de la claustrophobie.

Cet aspect est d’ailleurs accentué par le grand nombre d’individus évoluant dans le vaisseau, et je ne fais pas référence au personnel humain. La bataille va faire rage dans les couloirs de l’Eisenstein.

Les plus

  • Une suite directe qui s’apprécie, grâce entre autre à son ambiance.
  • Nathaniel Garro est au centre du roman.
  • L’auteur lâchera quelques infos croustillantes arrivé à la fin.

Les moins

  • Le style de l’auteur, ou en tout cas la traduction, affecte le plaisir de lecture.
3.5/5
Ce quatrième roman est une bonne suite, renouvelant l’intérêt du lecteur grâce à son ambiance. Après, dispensable ou pas, c’est à vous de juger.