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Critique de Leviathan par Priad

Publié le Lundi 9 décembre 2013

Uriel secoua la tête, fasciné par la myriade de prométhium se déplaçant dans l’air sans gravité. ‘Nous devrions nous attendre à trouver d’autres endroits comme celui-ci.› Il poursuivi au travers de ce brouillard glacé, ses sens en éveil alors que n’importe quel ennemi pouvait se cacher dans l’épaisse fumée en face de lui. Il aperçu des monticules de glace sur le sol et s’agenouilla à côté de l’un d’eux. La peau aussi pâle qu’un mort, l’ork était allongé immobile, ses poumons soudés au sol par le froid. Uriel s’aperçut que les autres monticules qu’il avait aperçu était en réalité des corps. ‘Cet endroit est une tombe,› chuchota t-il.

Uriel Ventris nous revient dans cette aventure s’insérant entre le tome 1, Nightbringer, et le tome 2, Les Guerriers d’Ultramar. Malheureusement et comme l’on pouvait s’y attendre, nous sommes loin d’avoir entre les mains la meilleure nouvelle qu’ait jamais écrite Graham McNeill. Néanmoins, et en remettant la nouvelle dans son contexte, on finira par comprendre les enjeux d’un tel écrit. Au point que le manque de prise de risque devient justifié.

Retrouvant notre héros (presque) là où nous l’avions laissé, le lecteur aura vite deviné à quoi il a affaire, une nouvelle de transition à l’histoire sans intérêt et à l’action très convenue.  C’est donc sans surprise que nous restons spectateurs de cette nouvelle enchainant cliché après cliché et nous servant des scènes déjà vues et revues dans l’univers de Warhammer 40.000. Uriel Ventris se verra donc envoyer sur un Space Hulk abandonné afin d’y découvrir ce qui a pu s’y passer. Notre héros comprendra rapidement qu’il devra faire face à ce qui a décimé l’équipage ork, la chose se cachant encore dans les couloirs du vaisseau.

Mes premières impressions après lecture de Leviathan ont été plutôt mauvaises. Cette nouvelle ne mérite aucunement que l’on paie pour la lire, et cela même si l’on est fan absolu de notre héros aux épaulettes bleues. Pire encore, même en l’intégrant dans le premier omnibus dédié à Uriel Ventris (ce qui n’a pas été le cas étonnamment), la nouvelle ne passionnera pas et apparaitra d’avantage comme une perte de temps qu’un réel divertissement, surtout lorsque l’on connait tout le potentiel qu’a l’auteur.

Oui mais… il ne faut pas toujours se fier à ses premières impressions et remettre l’écriture de cette nouvelle dans son contexte. Car cette nouvelle datée de Novembre 2011 sur le site de la Black Library (date à laquelle elle fut disponible en eshort), fut préalablement éditée dans Crucible of War en 2003, une anthologie réunissant diverses nouvelles tirées de l’univers Warhammer 40K. C’est d’ailleurs cette même année que le second tome de la saga d’Uriel Ventris sortit. Il est donc nécessaire de prendre en compte cette information avant de porter un quelconque regard sur cette nouvelle qui, de nos jours, n’attirerait personne. Graham McNeill en était à ses débuts et n’allait pas écrire Les Faux Dieux avant 3 ans (2006). L’avenir de la saga même était incertaine et les prises de risques pour l’éditeur, à éviter. Dans ce contexte ci, Leviathan fut surement appréciée, pour son action en plein cœur d’un Space Hulk gelé par le froid de l’espace. De plus, l’arrivée des tyranides dans la seconde moitié de la nouvelle a dû être vécue comme un sacré rebondissement, mettant nos ultramarines face à un ennemi pas encore rencontré dans la saga, mais aussi annonçant la couleur pour ce fameux tome 2 sorti la même année et confrontant notre héros à ces xenos.

Il est difficile de noter cette nouvelle et cela pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que la saga d’Uriel Ventris n’a jamais été un chef d’œuvre et que l’auteur n’a pas toujours été constant dans ce qu’il pouvait offrir aux fans. Dans le même temps,  j’ai parcouru cette nouvelle 10 ans après qu’elle fut écrite et bien après avoir lu le deuxième roman. Rester objectif étant alors très difficile.
Leviathan est creux, basique, et simpliste dans sa construction,  mais les yeux du fan pourront briller dès lors que la nouvelle est remise dans son contexte.

Les plus

  • De l’ultramarine dans un space hulk sombre accueillant des orks et des tyranides.
  • La temporalité s’inscrivant parfaitement entre les 2 tomes concernés.
  • Le compte à rebours final avant l’explosion du vaisseau.
  • La possibilité de lire un auteur ayant ébauché les bases de ce que l’on pouvait attendre d’un roman sur Warhammer 40K à l’époque. Bien sûr nos attentes en tant que fans ont bien évoluées depuis.

Les moins

  • Un récit qui a (trop) vieilli.
  • Des personnages peu attachants.
3/5
Je suis sûr que certains d’entre vous parcourent encore leurs vieux codex, alors pourquoi pas Leviathan.