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Critique de Signus Daemonicus par Priad

Publié le Samedi 30 novembre 2013
«Les escouades de Blood Angels, en nombre tout aussi important, marchaient en rangs serrés à une cadence vive. Ils partaient vers la place forte lointaine de l’ennemi, le soleil terne se réfléchissant sur les lames nues et les bolters armés.
Les unités d’assaut, flottant sur les réacteurs hurlants de leurs paquetages, avalaient la distance par longs sauts successifs, propulsées dans des éclats de flammes jaunes ; et à leur tête, les compagnies d’élite se rassemblaient autour du blanc et or du primarque et de sa garde honorifique.
Sanguinius tira son épée, et une clameur à tout rompre remonta la longueur de son armée, comme le grondement d’une grande vague venant se briser sur la grève.
L’ennemi y répondit en ouvrant les portes de l’enfer.»
Signus Daemonicus, aussi connu sous le nom de Fear to Tread en VO, doit être vu comme l’un des tomes majeurs de l’Hérésie d’Horus, notamment pour les évènements qu’il relate. Comme a pu l’être Un Millier de Fils, La Bataille de Calth ou comme le seraVulkan est Vivant, ce tome met en lumière un des passages clé de la série, la Bataille de Signus Prime. Mais au-delà de nous conter le piège du Maitre de Guerre se refermant sur son Frère Sanguinius, c’est aussi un moment marquant pour toute la légion qui sera touchée à tout jamais par cette confrontation, jusque dans ses gènes.

Les Blood Angels sont donc au centre de ce roman, et plus particulièrement leur primarque Sanguinius. C’est ainsi que j’ai pu suivre l’histoire de cette légion qui ignore tout de ce qui l’attend dans l’amas de Signus. Car bien évidement ils ne seront pas confrontés à des xenos comme avait pu leur rapporter Horus, mais à quelque chose de bien pire, le Démon Majeur Kyriss et son Ost.

La première moitié du livre fera office de longue introduction aux évènements à venir, avec quelques surprises deçà-delà. Malheureusement les chapitres s’enchainent et l’on découvre bien vite qu’aucune révélation ne va nous être livrée. C’est un peu dommage,car en réalité connaissant au préalable la bataille pour Signus Prime, l’histoire devient très convenue. Le plaisir de lecture est bien présent et les personnages secondaires ne font pas défaut. La présence d’Amit par exemple, qui deviendra plus tard maitre de chapitre des Flesh Tearers,  fut une bouffé d’air frais de part sa manière de penser bien différente de ses frères de batailles. Il est dommage qu’il n’ait pas eu un rôle plus important néanmoins, laissant la place à un Sanguinius un brin sous exploité selon moi. J’ai trouvé Guilliman plus charismatique dans la Bataille de Calth, c’est dire.
Comme Gav Thorpe, James Swallow a un style qui ne plait pas à tout le monde. Pourtant je pense que l’on a droit ici à l’une de ses plus belles réussites. Signus Daemonicus n’est certainement pas le meilleur tome de l’Hérésie d’Horus, mais est à mes yeux au dessus de La Fuite de l’Eisenstein ou encore Némésis grâce à sa régularité.

C’est dans la seconde moitié du roman que le lecteur rentrera véritablement dans le vif du sujet, l’arrivée dans l’amas de Signus ne se faisant pas sans heurt. L’un des moments les mieux dirigés fut l’inconscience de Sanguinius alors que la bataille faisait rage à la surface de la planète dans le même temps.  L’action sera donc au rendez-vous, et pourtant…
Pourtant je ne peux cacher ma déception face au potentiel d’un tel roman. Je m’étais personnellement attendu à plus d’action héroïque et à des combats s’étalant sur des dizaines de pages, comme le fait la série des Space Marine Battles. Dans le même temps, le livre est loin d’être ennuyeux, car Délivrance Perdue avait beaucoup moins de pages et me paru plus long.

Signus Damemonicus est définitivement un bon roman qui plaira autant aux fans de Blood Angels qu’aux autres et ce pour différentes raisons. Avec du recul  je me dis que le tome aurait été excellent s’il était sorti plus tôt dans la série car il regroupe une bonne dose d’action et de primarques. Mais avec les 20 tomes qui l’ont précédé, il sera difficile de se faire une place. Par exemple le livre ne tiendra pas la comparaison face au second tome Les Faux Dieux, en ce qui concerne les scènes où le Primarque est inconscient.
Pourtant l’on devine un certain potentiel lors de la scène sur Holst Prime, où les Blood Angels se battent contre un bien étrange ennemi.
Ce 21ème tome fait donc office de très bonne transition dans la série, mentionnant beaucoup de primarques, comme  Fulgrim ou Mortarion. L’auteur citera aussi d’autres moments clefs dans la série, comme Davin et Meurtre, ce genre de référence étant toujours bien amené. Les craintes du primarque pour la tare cachée de sa légion seront aussi très bien traitées par l’auteur, tout au long du roman.

Les plus

  • Sanguinius confronté à un choix déterminant pour la survie de son Chapitre.
  • L’histoire ne se cantonne pas à la bataille de Signus mais nous offre bien plus.
  • Amit et tous les autres personnages principaux ontleur caractère.
  • Les batailles sont très réussies, le bestiaire aussi.
  • La naissance de la soif rouge.
  • Des références discrètes sont faites à d’autres personnages de l’hérésie, ou à certains évènements, ce qui inscrit donc le livre dans un univers cohérent.
  • Une fin très ouverte.

Les moins

  • La bêtise d’Horus et de sa stratégie, qui pour le coup est même soulignée à la fin du livre.
  • Le manque de charisme de Sanguinius.
  • Peu de véritables rebondissements.
4/5
James Swallow est à la hauteur d’un tel livre mais ne dépassera pas vos attentes. Un très bon roman dans l’Hérésie d’Horus qui souffrira de la comparaison avec le reste de la série, quoi que…