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Critique de Blood & Fire par Maestitia

Publié le Jeudi 15 août 2013

‹Reclusiarque›, entonna une voix à demi-morte craquelant du vox. Un des innombrables serfs de l’équipage du Chapitre à bord de ce vaisseau. ‹Je vis pour servir.›
‹J’ai besoin que quatre tâches soient accomplies dans l’heure. Premièrement, entrez en contacte avec tous les navires du Chapitre des Celestial Lions encore en orbite. Je veux pouvoir compter sur la totalité de leur flotte. Deuxièmement, contactez n’importe quelle structure restant sur place dans la Cité-Ruche Volcanus et obtenez un rapport détaillé de chaque perte Astartes dans cette région depuis le commencement de la guerre. Troisièmement, Cyneric et moi avons besoin d’un vaisseau afin de retourner sur l’Eternal Crusader. Si la tempête frappe avant, vous êtes autorisé à arranger cela; nous risquerons une téléportation.

‹Votre volonté sera faite, Reclusiarque. Et pour la quatrième tâche?›
Je devais faire attention.
‹Contactez le plus haut gradé des Celestial Lions en garnison de Volcanus. La transmission sera surveillée, peu importe la procédure de cryptage utilisée. Enregistrez le message suivant, envoyez-le et n’ajoutez rien de plus.
‹A votre service. Le message Reclusiarque?›
‹Seulement six mots. “Ni quartier. Ni regret. Ni peur”.›

Notre cher A.D.B. reprend du service sur Armageddon avec le plus froid, le plus efficace des Reclusiarques, Merek Grimaldus des Black Templars.
C’est donc avec une joie non négligeable que je me suis procuré cette nouvelle d’une centaine de page via la réédition nommée Armageddon.

Suite à de considérables pertes dans la Cité-Ruche Volcanus, le Chapitre des Celestial Lions lance un ultime appel à l’aide à leur cousins, les Black Templars, afin de raconter leur tragédie et de se venger une toute dernière fois. Les Black Tempars, qui, rappelons le, viennent tout juste de mettre en déroute le Warboss Ork.
Nous avons droit ici à une situation très particulière. Tout d’abord, l’auteur va commencer par nous raconter comment ces descendants de Dorn qui étaient plus de 5 000 en débarquant sur Armageddon se sont retrouvés au nombre de 96. Oui, ils ont frôler l’extermination.
Hélas, c’est ce qui arrive lorsqu’on ose contredire l’Inquisition sur le fait qu’elle a peut-être tord d’exterminer la population d’un monde sur une preuve aussi fiable qu’un Ork neurochirurgien…

Bref, A.D.B. Va nous apprendre à haïr l’Inquisition (si ce n’était pas déjà le cas). Mais là où le récit prends toute sa puissance, c’est dans l’affrontement de deux mentalités Dornienne.
En effet, les Celestial Lions veulent retourner une toute dernière fois, avec l’aide de Grimaldus et de son nouvel apprenti Cyneric, là où ils ont été pris en embuscade par des Orks un peu trop bien renseignés, afin de se venger leur Chapitre et ainsi, mourir en martyre.
Et voilà le choix cornélien : mourir en héros en se vengeant une dernière fois ou sauver le peu d’Astartes qu’il reste afin de sauvegarder une lignée au bord de l’extinction?
L’honneur ou la survie. Pas facile de répondre à ce dilemme. Nous avons l’habitude de voir les chevaliers noirs être en désaccord avec d’autre Chapitres, (CF Helsreach avec des Salamanders) mais cette fois-ci, la différence est notable et c’est ce qui rend les dialogues passionnant.

Par ailleurs, A.D.B. Va, à plusieurs reprises, faire des liens entre Helsreach et Blood&Fire. Ceci est très bien joué de sa part car on ressent bien un sentiment de continuité et on apprécie d’autant plus plus l’histoire.

L’action sera aussi présente comme toujours chez cet auteur, par le biais de quelques fash back qui rendent la nouvelle très fluide à lire.
Le caractère si singulier du premier Chapelain est toujours au rendez-vous et notre cher Andrej de la Légion d’acier est lui aussi de retour avec ton franc parlé et son humour douteux. Un parfait mélange pour un bon récit.
Ajoutez à cela une donnée fluffique importante à ajouter à la chronologie de la Troisième Guerre pour Armageddon.

En fin de compte, la seule chose qui frustre, est le fait que le leader des Celestials Lions et le Chapitre en lui-même n’est pas suffisamment mis en valeur. Ekene, le dernier haut gradé des lions avait pourtant un charisme intéressant, dommage que Grimaldus vole la vedette à son cousin.

Les plus

  • Un fils narratif sans baisse de rythme, en un mot, maîtrisé.
  • Des connexions entre Helsreach et Blood&Fire très appréciables.
  • Du fluff sur les Celestial Lions et sur Armageddon.
  • Une fin qui laisse présager une suite...

Les moins

  • Trop court pour approfondir les lions, c'est dommage.
4/5
Une nouvelle efficace qui se laisse lire et qui marque le lecteur grâce à ses situations originales. Un récit qui semble faire le lien entre deux grandes guerres. W&S...