Critique de La Chute de Cthonia par Magos L4 74L3
Publié le Jeudi 10 septembre 2026 | 2 révisions avant publication | 1 correction après publicationPour de nombreuses personnes, la haine et la colère semblent peu ou proue être la même chose.
Or, elles sont opposées.
La colère est rapide, brûlante et explosive dans son intensité.
La haine est lente et froide; elle érode tout ce qu’elle touche.
À l’occasion, la haine se mue en colère dans une brusque manifestation de puissance, mais cette décharge d’énergie ne diminue pas l’intensité de l’émotion originelle.
La haine est plus efficace quand elle est orientée dans un but précis, continuellement affutée par la psychée en un instrument tranchant, concentrée comme un rayon laser.
Avant de rentrer dans le vif du sujet je voulais signaler que j’ai écris au fur et à mesure que je lisait les nouvelles. Donc des fois les mini critiques se répondent au sujet d’interrogations que j’avais après certaines nouvelles. Je me suis dit que le garder tel quel serait peut être sympa à lire et changerait de d’habitude.
Fils de Chtonia – John French :
Nouvelle assez courte dans laquelle on va suivre un Imperial Fist et un Son of Horus qui vont s’affronter dans les tunnel de Chtonia. A la base l’Imperial Fist était en mission avec ses frères mais ça ne s’est pas passé comme prévu, du coup il est seul. La nouvelle se concentrera sur la traque et le combat des deux personnages.
Pas grandiose mais j’ai quand même tiré quelques informations sympa durant la lecture : Premièrement, l’Imperial Fist est un natif de Chtonia (ce n’est pas un gros spoil on l’apprend assez vite). J’avoue que ça m’a un peu surpris parce que je pensais que depuis la redécouverte des primarque les recrues étaient native des monde d’origine des Primarques, j’aurai donc pensé qu’il venait d’Inwit. Fait dommage ça n’est pas expliqué.
Deuxièmement lors des dialogues entre les deux space marine on comprend que l’Imperium à accéléré le processus de création des space marine loyaliste pour renforcer les légions durant l’hérésie. Bien sur accélérer le processus est très dangereux pour les aspirant. A part les expérience de Corax dans « Délivrance perdue » je ne savais pas que ce genre de choses avait été fait par l’Imperium (je ne me rappelle pas qu’il en soit fait mention dans l’hérésie mais mes souvenirs peuvent me jouer des tours).
La nouvelle est plutôt bien écrite, John French oblige, et elle met bien dans le ton pour la suite. Par contre je trouve ça dommage de ne pas avoir démarré le recueil en mettant une nouvelle qui explique le contexte de tout ça.
Jusqu’au bout – Michael F Haspil :
Cette fois on va suivre une capitaine et son vaisseau en orbite de Chtonia. Des vaisseaux traîtres arrivent dans le système, au moment où elle termine ses préparatifs pour aller les accueillir comme il se doit. Mais elle reçoit l’ordre de rester en protection de la plateforme de défense orbitale. Elle n’est pas ravie car elle estime qu’elle doit montrer son talent , son dernier combat s’étant achevé par la fuite, elle veut en découdre et prouver sa valeur.
C’était bien écrit, moi qui ne suis habituellement pas un amateur de bataille spatiale j’avoue avoir été pris par le récit. Les manœuvres son chouette à suivre, la capitaine est bien écrite tout comme les interactions qu’elle à avec son équipage. On la voit en vrai stratège qui prend des risques pour frapper les traîtres au moment opportun. Le ton alterne entre sérieux et presque léger, comme c’est bien dosé ça passe tout seul. J’ai passé un bon moment et mine de rien ça montre un angle différent de cette bataille.
Je ne connaissait pas cet auteur, j’espère pouvoir lire d’autre choses de sa plume !
Les gangs du dessous – Gary Kloster
Nous sommes directement mis dans l’action avec celle ci : Crius, un Imperial Fist, est aux prises avec des Sons of Horus, heureusement ses frères de bataille lui portent rapidement assistance. Après l’affrontement ils se rendent compte que les traîtres avaient des gangers avec eux. Un homme, une jeune femme et une femme agée. Ces trois mortels avaient troqués leur survie en échange de renseignement sur les tunnels auprès des fils d’Horus, car ils avaient connaissance d’un tunnel qui pourrait les mener derrière les lignes loyaliste (on apprend aussi qu’il y avait une seconde escouade de Sons of Horus et qu’ils ne doivent plus être très loin). Durant les échanges entre mortel et space marine, Crius remarque une lueur dans les yeux de la vieille femme, celle de la vengeance. Les trois gangers n’étaient absolument pas ravi de devoir aider les Sons, ils n’ont qu’une envie c’est de leur faire payer. Le sergent des Imperial Fist va décider du plan suivant : Deux space marines iront par des chemin différents prévenir le reste de leur frères de l’existence du tunnel, le sergent et un autre iront à la rencontre de la seconde escouade de traître pendant que Crius et les mortel les prendront à revers.
Alors c’était pas trop mal, j’ai apprécié les échanges entre Crius et les mortels, il y a un petit parallèle avec son passé, je ne m’étendrais pas plus la dessus pour ne pas spoiler.
Par contre j’ai ressenti une certaine lourdeur au niveau du style, je serai tenté de dire que ça ne vient pas de la traduction, c’est la même personne qui à fait les autre nouvelle et ça passais tout seul. Je pense du coup que ça vient de l’auteur. Certaines expressions font tache, « son génogerme l’avait rendu résistant », j’ai trouvé ça maladroit et il y en a plusieurs comme ça. C’est presque un bingo obligatoire de terme qui font « legit 40K » mais qui sont très mal placé/mal tourné.
C’était une nouvelle « moyenne » que j’ai quand même apprécié grâce au rapport Crius/ganger que j’ai trouvé sympa. Par contre j’espère qu’on ne va pas passer la moitié des nouvelles à lire sur des affrontement dans des tunnels, c’est bon j’ai déjà eu ma dose avec la guerre souterraine de Calth.
Sinon j’ai appris que quand les Imperial Fists rencontrait des mortels Chtonien qui avaient l’air solide ils les embarquaient pour en faire des Space Marine. Ça répond donc à mon interrogation de la première nouvelle (vu que c’était un processus accéléré, si les Fist étaient là depuis un moment c’est crédible ou alors c’est plus ancien et là il me faudrait de plus ample détails).
La moisson humaine — Nicholas Wolf :
Un chef ganger et ses hommes partent en expédition dans les tréfonds de Chtonia a la recherche d’archéotechnologies qui pourrait leur assurer un avantage conséquent sur les autres gangs chtonien.
C’était plutôt pas mal écrit, les dialogues ne sont pas toujours terrible mais il font le taff. Par contre l’atmosphère étouffante est bien retranscrite, on a souvent l’impression que le prochain pas sera le dernier et qu’une abomination va surgir au détour d’un tunnel. L’auteur gère bien la tension. Il y a quand même un peu trop de moment ou le scénario est arrangeant avec les personnages, ils se sortent un parfois assez facilement de situation désespérées.
Malgré tout ça se lit bien j’ai trouvé ça presque léger tant les conséquences de cette nouvelles n’ont pas réellement d’importance, du coup je me suis laissé porter. On a quelques réflexions sur la guerre en cours au dessus mais ce n’est clairement pas le sujet de la nouvelle, dommage n’est ce pas , ça pourrait limite se passer n’importe où ailleurs dans la galaxie ce serait pareil. Il n’y a rien à apprendre dans cette nouvelle à part une autre confirmation que les Imperial Fist recrutent parmi les chtonien depuis qu’ils sont sur la planète.
N’ayant jamais lu sur Necromunda j’ai trouvé ça sympa cette ambiance gang de gros shlag uniquement concentré sur une tache : la survie, coûte que coûte. J’ai passé un bon moment en la lisant mais après coup je m’interroge sur la pertinence de cette nouvelle dans ce recueil. J’irait même jusqu’à dire que je m’interroge sur la pertinence de ce recueil tout court…
La foi d’un traître — Noah Van Nguyen :
Kovarny, un Son of Horus à la tête des «Païens», part en mission (sur les ordres d’Ashurbaddon, son capitaine) pour se débarrasser des Imperial Fist à la surface de Chtonia. Avant d’embarquer il précise à ses hommes que les fils de Dorn sont dirigés par le capitaine Garrius et qu’il faut qu’il soit capturé vivant. En vérité cela ne fait pas partie de ses ordres, Kovarny le veut vivant car tout les deux ont un passif. Avant l’hérésie ils ont combattu ensemble et se considérait comme des frères, Kovarny pense qu’il pourra convaincre Garrius de se rallier à eux.
Franchement je crois que c’est la nouvelle que j’ai préféré jusqu’à présent dans ce recueil. C’est bien écrit, l’histoire est prenante, le propos intéressant et bien fait. Les combats ne sont pas trop lourds et les dialogues bien écrit.
J’étais réellement surpris de voir un traître qui tenait autant à un de ses anciens frère qui ne fait pas parti de sa légion. On va avoir droit à de tout petit flashback qui nous montrerons leur lien et l’influence positive qu’ils ont eu l’un sur l’autre.
Je trouve qu’en quelque pages l’auteur nous décrit une fraternité crédible à laquelle on croit, on est pris dedans et on se sent concerné. J’étais à fond dedans, plusieurs thématiques chouette vont être légèrement abordés, c’est fait de manière efficace et ajoute vraiment un petit plus au récit.
Poussé par la haine — Gav Thorpe :
Devinez quoi ? C’est une nouvelle qui oppose les Sons of Horus et les Imperial Fist !
Où ça ? Dans les tunnels de Chtonia bien sûr !
Les fils de Dorn sont acculés, leur seule chance d’en réchapper ? Parvenir à prendre possession d’une foreuse qui leur permettra de partir loin et d’échapper aux traître qui les ont pris en tenaille.
Le truc chouette de cette nouvelle c’est qu’elle va alterner les passages raconté du point de vue de Orlocki, un Imperial FIst plutôt jeune, et Kazil Darg, un Son of Horus vétéran. D’après ce que j’ai compris Orlocki n’a connu que le conflit sur Chtonia, il fait partie des Space Marine qui ont été crée durant l’hérésie, il a donc toujours combattu d’autre Space Marine. J’ai aussi appris que les fils du maître de guerre ont décidé de créer d’autre space marine mais n’ayant pas le temps de leur donner un entraînement digne de ce nom ils sont a moitié malformé. Ils n’ont pas été très regardant sur la qualité des gênes des aspirants. Du coup c’est de la chair à canon envoyé pour faire baisser le niveau de munition de leur adversaire.
J’ai bien aimé le passage sur la haine et la colère que j’ai mis en citation, on retrouve des échos à cela dans la nouvelle. Après Gav Thorpe oblige il y a des fulgurances mais il y a des aussi des maladresses, comme la seconde moitié de la nouvelle qui n’est pas terrible terrible. C’est un peu long pour pas grand chose.
Ça avait bien commencé mais je suis resté sur ma faim. Pas la pire nouvelle du recueil mais certainement pas la meilleure, ça aurait pu être beaucoup mieux.
Le postulant — Chris Forrester :
Le loyaliste en moi était aux anges au début de cette nouvelle. On y voit la Dreadwing qui débarque, transpirant la classe, pulvérisant les traîtres, avec des description d’armures etc… (Mon cher Sulfur a même qualifié cette intro de « Dark Angel p*rn »)
On va suivre un postulant qui arrive pour une mission très particulière sur Chtonia. Je serai presque tenté d’en rester là mais je vais être obligé de spoiler un petit truc sinon je ne pourrait pas parler de grand chose. Les Dark Angels, pour accomplir leur mission, ont pour ordre de rester sur leur objectif et de ne pas répondre aux appels de détresses. Évidement ils vont en recevoir un de quelques Imperial Fist encore en vie et cela va beaucoup travailler notre aspirant et ses valeurs.
Cette nouvelle va nous confirmer ce que l’on à appris dans «Lion El’Jonson, seigneur de la première», c’est à dire que l’Empereur à doté les Dark Angels d’un arsenal d’arme très particulière auquel les autre légions n’ont jamais eu accès.
Sinon la nouvelle en elle même est dispensable, hormis le début qui est très galvanisant on va enchaîner les escarmouches, tantôt correctes tantôt confuses. Les réflexions en Dark Angels ne sont pas terrible et le dilemme de l’aspirant n’est pas exceptionnel.
C’est dommage de finir avec une nouvelle comme ça.
Les plus
- La nouvelle "La foi d'un traitre".
- La nouvelle "La moisson humaine".
- Le style de Michael F Haspil.
Les moins
- Aucun contexte sur la guerre en cours.
- Aucun recul pris sur la situation.
- De la guerre souterraine en veux tu en voilà.
- On attend que ça démarre pendant tout le recueil.
Ce recueil m’a clairement déçu. C'est comme si on lisait le recueil "La marque de Calth" mais sans avoir eu aucun contexte au préalable. C'est sûrement expliqué dans des livres de règles ou de campagne mais là à aucun moment on ne sait ce que les Imperial Fist font là (à moins que ce soit expliqué dans l'hérésie et que j'ai oublié). A aucun moment on à une vue d'ensemble et on sait réellement comment ça se passe.
On suit juste des escarmouche sur la planète. C'est vraiment dommage.
Pourtant on m'avait prévenu que c'était un livre sorti pour accompagner la sortie de figurines, mais j’avais quand même espéré apprendre quelques trucs. Je suis bien forcé d'admettre que niveau information c'est famélique. Malgré quelques nouvelles vraiment chouette, ce recueil n'est absolument pas essentiel. Il n'apporte rien. Il ne manquera pas à votre étagère.

