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Critique de The Final Compliance of Sixty-Three Fourteen par Priad

Publié le Dimanche 7 décembre 2014 | 3 révisions avant publication | 2 corrections après publication

 — Remets moi mes gants et mes armes. Seulement le pistolet et mon épée s’il te plait.
Spall fit comme il lui était demandé. Oquin regarda la lame de haute en bas, comme si ça avait été la première fois qu’il la portait. Spall recula, son estomac noué par l’anxiété. Comme il l’avait craint, Oquin ne rangea pas son épée dans son fourreau, ou encore son pistolet dans son étui. A la place il activa son pistolet et un voyant vert s’alluma pour confirmer qu’il avait été armé. Le champ énergique de son épée se mit à grésiller alors qu’il venait à la vie alors que l’air vibra légèrement, générant une odeur d’ozone.
 — Sir, qu’allez-vous leur dire ?
Oquin le regarda d’une manière posée.
«L’Empereur vous a menti.» La voix pré-enregistrée d’Horus continuait de répéter le même message inlassablement. La voix était calme. «Je requiert votre allégeance…»
 — La loyauté Spall.

Lorsqu’Horus envoie un de ses émissaires sur Soixante-Trois-Quatorze pour obtenir de nouveau son soutien dans la croisade du Maitre de Guerre, le gouverneur planétaire se voit contraint de prendre une décision extrêmement difficile. Le Horus qui l’a placé à ce poste n’est plus le même et renouveler son allégeance à un Primarque que l’on ne reconnaît plus ne se fera pas sans sacrifice.

Avec cette courte nouvelle de Guy Haley, nous allons traverser les pensées d’Oquin qui le mèneront à prendre sa décision. Oquin est un homme très intelligent ayant complètement conscience des conséquences qui l’attendent à l’issue de son choix. Le sujet de cette histoire est vraiment bien traité et nous montre une différente facette de l’Hérésie d’Horus, ainsi que son impact sur des planètes/systèmes s’étant déjà soumis aux volontés de l’Empereur. C’est une approche intéressante,  alors que nous suivons le fil de pensée du gouverneur accompagné de Spall son conseiller, l’auteur nous fera aussi traverser l’histoire, nos deux protagonistes s’arrêtant régulièrement devant les artefacts trouvés sur les planètes de leur système.

On y découvre tour à tour des armes, mais aussi des armures d’une rare qualité. A chaque trésor son histoire. Oquin nous racontera ainsi l’historique des croisades du système alors qu’il parcourra cette salle contenant des objets tous plus beaux les uns que les autres. Nous ne devinerons pas davantage la décision finale de se soumettre ou non, à mesure que nous nous rapprocherons de la fin, Guy Haley conservant tout le suspense.

Dans l’ensemble, cette histoire se lit rapidement et l’on voit bien que l’auteur a tenté d’étirer son récit sur la dizaine de pages qui la composent. Néanmoins, il n’y aura vraiment rien à se mettre sous la dent en matière de fluff sur l’Hérésie, aucune légion n’étant abordée. J’ai apprécié la lecture mais la trop grosse production d’écrits sur cette saga commence vraiment à jouer en sa défaveur comme les histoires s’enchainent sans trop de logique, ni d’intérêt. Guy Haley a vraiment apporté une nouvelle vision de l’Hérésie avec cette nouvelle nous mettant dans les chaussures d’un gouverneur planétaire devant choisir entre renouveler son allégeance à Horus ou subir les conséquences de son refus. Seul la voix d’Horus résonnera dans le background alors que Oquin tentera de prendre une décision, une idée dramatique qui conviendra parfaitement à l’ambiance de cette nouvelle.

Les plus

  • Une histoire intéressante sur une autre facette de l'Hérésie d'Horus.
  • Deux personnages pour mener le débat jusqu'à la dernière réplique.
  • Tout le passé d'un système et de planètes en seulement quelques lignes. Un épilogue à la croisade de l'Empereur.

Les moins

  • Ca reste du très très dispensable.
  • La nouvelle s'étire et aurait eu plus de sens avec un format eshort.
3/5
Encore une nouvelle histoire "sympa mais sans plus" qui s'ajoute à la liste déjà longue des récits Horus Heresy dont on se passerait bien. A lire si vous en avez vraiment envie mais dans le genre il y a mieux.