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Critique de Hereticus par Priad

Publié le Mardi 21 mai 2013

 - Qu’est ce que vous faites ? me hurla Begundi.
Je n’en avais pas la moindre idée. J’étais seulement partiellement conscient de mes actes. Je serrai Barbarisator dans mon poing et me précipitai vers la porte. Je pense  que je voulais sortir pour affronter le Titan à l’épée. C’est dire à quel point d’inconscience j’en étais arrivé.
Un homme armé d’une épée engageant un duel à mort avec un Titan de guerre.

Dernier tome d’une trilogie qui n’a plus rien à prouver, Hereticus nous fait vivre aux côtés d’Eisenhorn les instants clefs qui cèleront à jamais le destin de notre inquisiteur. Difficile d’en raconter d’avantage sans gâcher les surprises que Dan Abnett a préparé pour nous tout au long du roman.

Démarrant après une introduction qui n’augure rien de bon pour Eisenhorn et son équipe, nous nous retrouvons au tribunal où notre héros est en charge de présider. Travail ennuyeux s’il en est, il ne lui faut pas longtemps pour suspendre les audiences le temps pour lui de résoudre certaines choses. Les ennuies vont alors s’abattre sur notre héros qui n’était en rien préparé.

Faisant suite à l’excellent Malleus, cet ultime tome conserve tout ce qui a fait la force des précédents livres pour nous conter la chute d’un héros de l’Imperium, mais est ce vraiment la fin du Gregor Eisenhorn que nous avions connu. Dan Abnett s’en amuse et nous livre justement de grands moments de doutes où notre inquisiteur est livré à lui-même. L’issue de la première scène de guerre déterminera beaucoup de choses par la suite. Une scène extrêmement prenante qui pousse Eisenhorn dans ses derniers retranchements. Nous ne l’avions jamais vu autant à bout, et ce n’est encore que le début du roman. Il est intéressant de voir que notre chasseur de l’inquisition va maintenant devenir la proie.

Sans en dire plus, Eisenhorn et son équipe devront fuir pour leur survie (un peu comme dans la trilogie Ravenor) et faire face à bon nombre d’attaques tels de violents assauts et quelques poursuites spectaculaires. Malgré pas mal d’action le rythme souffre d’être décousu. Au-delà de l’affaire à suivre, c’est surtout l’évolution d’Eisenhorn qui nous passionnera de bout en bout. L’équipe de notre héros va aussi vivre d’intenses moments et certaines alliances ne tiendront pas.

Malheureusement, la trame semble moins maitrisée que dans les précédents livres et la fuite de notre héros est un prétexte à pas mal de scènes. Cependant l’intérêt réside dans les décisions que prendra Eisenhorn pour se sauver lui-même car Chérubael veille. La conclusion du livre pourra en surprendre plus d’un, notamment à cause de son aspect expéditif et son manque de détails (une mauvaise habitude de monsieur Abnett). On en vient à se dire qu’on ne nous a pas tout dit et que l’auteur ne révèle pas tout le potentiel du final. Impression confirmée par l’existence d”une histoire sensée faire la transition entre les 2 trilogies, disponible en audio drama et ebook.

Rien ne nous sera épargné dans cet ultime tome de la trilogie dédiée au personnage d’Eisenhorn. Les scènes d’actions ne manquent pas et afin de continuer à nous surprendre, l’auteur n’hésite pas à nous décrire des séquences d’une grande ampleur. Malheureusement, la conclusion de la trilogie nous laissera sur notre faim, nous obligeant à nous tourner vers Thorn and Talon pour en savoir plus.

Les plus

  • Hereticus est un épisode sombre où Eisenhorn suivra un chemin incompatible avec l’Inquisition. Surement l’histoire la moins originale des 3 mais la plus prenante indéniablement.
  • Les scènes d’actions sont longues et très visuelles.
  • Les personnages secondaires ont toujours un très grand rôle à jouer.
  • Un roman mené haut la main par Dan Abnett, nous faisant vivre ce récit avec grande force.

Les moins

  • Le déroulement du livre n’est pas toujours très cohérent.
  • La conclusion est volontairement frustrante.
4/5
Hereticus est un très bon livre, un condensé d’action qui satisfera le fan de l’Inquisition. C’est aussi un livre sonnant la fin d’une trilogie, la fin d’une époque et d’une équipe qui ne sera plus jamais la même. Ouvrant sur la trilogie suivante qu’est celle de Ravenor, la saga d’Eisenhorn nous prépare aussi à quelques choses de plus impressionnant, mais ceci est une autre histoire.
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