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Critique de The Honoured par Magos L4 74L3

Publié le Lundi 5 janvier 2026 | 1 révision avant publication | 2 corrections après publication

« Le Chapelain ? » demande Urcus, ramenant ses pensées aux jours d’éradication de xénos sur de lointains mondes-forges du Mechanicum, quelque soixante ans plus tôt, de Melior-Tertia.

« Kurtha Sedd », répète Aethon distraitement.

Urcus grogne en signe de grave reconnaissance. Il connaissait Kurtha Sedd, mais pas comme Aethon le connaît. Malheureusement, le sergent n’a aucun réconfort à offrir à son frère. Urcus vient d’un monde d’acceptation stoïque. Aethon, quant à lui, est issu d’un milieu de privilèges et de possibilités, où les problèmes ne sont pas endurés, mais résolus.

Urcus sait combien il doit être douloureux pour son frère de désigner comme ennemi un Word Bearer tel que Kurtha Sedd. C’est un guerrier dont le capitaine a toujours parlé avec chaleur et honneur. Pourtant, dans le vestibule caverneux, le nom du Word Bearer résonne de manière horrible, ses syllabes désormais misérables emportées par les méandres sinueux et serpentin d’un labyrinthe de couloirs.

Comme un grand magicien l’a dit un jour : Fuyez pauvre fou ! 

Cette novella et sa suite n’ont vraiment pas beaucoup d’intérêt dans la grande trame qu’est l’Hérésie d’Horus

The Honoured va se concentrer sur la guerre souterraine de Calth et plus particulièrement au capitaine Aethon et ses Ultramarines. Nous allons les suivre à partir du moment où ils doivent rejoindre les galeries sous terre et nous allons les voir évoluer dans cet environnement hostile infesté de World Bearer. Leur principal antagoniste sera Kurtha Sedd un chapelain que Aethon connaît bien puisqu’ils ont combattu côte à côte durant la grande croisade, d’ailleurs Sedd à sauvé la vie du capitaine Ultramarine durant une bataille contre les orks. Aethon n’arrive d’ailleurs pas à croire que Sedd soit tombé si bas, il va chercher à parler avec lui. Il lui semble improbable que celui qu’il appelait frère ai pu les trahir.

L’essentiel de la novella sera constitué de différentes escarmouches, plus ou moins bien écrite, jusqu’à une bataille plus grosse. Je n’entrerai pas plus dans les détails pour ne pas spoil le peu qu’il y a à spoil.

Car même si j’étoffai il n’y aurait pas grand chose à dire tant le récit est essentiellement constitué de combat. Dès qu’un combat s’arrête on à une pause de cinq pages et hop ! On remet ça… A chaque fois qu’on à l’impression que c’est bon ça va se calmer… Non, une autre baston démarre. Le lecteur est un peu comme les Ultramarines qui cherchent juste un endroit où se poser et faire le point.

Pour la faire courte ça va être une partie de cache cache dans les souverains, tout l’enjeu des Ultramarines étant de pouvoir s’établir dans un endroit sûr sans craindre que les Word Bearers ne leur tombe dessus par surprise.

J’étais profondément déçu de cette lecture, je l’ai trouvé sans saveur, pourtant habituellement j’apprécie les écrits de Rob Sanders. Mais là il n’avait pas l’air très inspiré. 

Pourtant au milieu de tout ces bolts il y avait quand même quelques bonnes idées qui auraient pu être mieux développées comme le fait que les deux protagonistes principaux partagent un passé commun et qu’ils ont été proche autre fois. Alors oui c’est répété plusieurs fois mais ça n’a pas beaucoup d’impact sur le récit à part quelques répliques cinglantes, une tentative de pourparler et quelques monologues internes. Je trouve ça dommage que ça ne prenne pas plus de place dans le récit.

J’attendais plus de développement de personnages, un peu plus de psychologie. Alors il y en aura mais ça reste vraiment très en surface, beaucoup de situations son réglées de manière abrupte.

On nous présente pléthores de personnages secondaires pour au final pas grand chose à part habiller le récit. Personnages auxquels ont à du mal à s’attacher tellement on nous en laisse pas l’occasion.

En ce qui concerne l’écriture je l’ai trouvé moyenne, ma lecture à été laborieuse, ce n’est jamais un bon signe en ce qui concerne la qualité d’écriture.

C’est d’autant plus dommage que je trouvait ça intéressant d’avoir une novela pour développer la guerre souterrains, car c’est un moment important. Alors oui il y a tout un recueil qui lui est consacré mais je pensais naïvement que ce dytique lui donnerais plus de profondeur. Alors oui je concède que l’on continue d’y voir les conditions dans lesquelles cette guerre s’est menée mais c’est un peu trop léger pour rattraper le coup.

Je serais de mauvaise foi si je ne disais pas que dans le lot certaines escarmouches sont bien écrites et qu’on est vraiment dedans. Mais c’est malheureusement contrebalancé par d’autre qui sont brouillonnes et l’accumulation de combat vire à l’écœurement, surtout quand la novela ne doit pas dépasser les 130 pages. J’ai eu l’impression de passer ma lecture à attendre que ça démarre et au final j’en ressort avec une impression d’embourbement, après on peut voir ça sous l’angle méta en se disant que l’impression de lecture est une métaphore pour la guerre souterraine telle qu’elle est ressenti par les Space Marines mais ce serait sûrement trop extrapoler. Et quand bien même ce serai le cas, écrire une novella chiante à en mourir n’a rien d’un exploit.

Je dois prévenir que la fin de cette novella à un impact direct sur le début de suite «The Unburdened» donc si vous voulez garder la surprise évitez de trop lire les résumés. D’ailleurs la fin est plutôt épique mais encore une fois ça ne suffit pas à mes yeux pour sauver cette novella de l’enfer.

Les plus

  • Quelques répliques cinglantes.
  • De légers détails sur les conditions de la guerre souterraine.
  • Une fin épique.

Les moins

  • Les combats constants.
  • Des personnages mal travaillés, sans profondeur.
  • Pas beaucoup d'enjeu.
  • Quelques bonnes idées mal exécutés.
1.5/5

The Honoured commence bien mais très vite on va s’empêtrer dans des combats quasi constant. On à du mal à se sentir concerné et à se prendre à l'histoire. L'omniprésence des combats et leur qualité générale d'écriture lasse très vite. Le manque d'enjeu et de but final fait cruellement défaut à ce titre.
Ce qui aurait pu être un ajout sympathique à l'arc de la guerre souterraine de Calth n'est au final qu'une novella complètement dispensable.