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Critique de Malleus par Priad

Publié le Mardi 21 mai 2013

Je posai la gueule fumante du bolter contre ma propre tempe. Mon champ de vision était entièrement occupé par le visage rigolard de l’enfant, perché sur les genoux du Marine décapité et allongé sur le sol.
– C’est ça … vas-y …
Mon doigt se crispa sur la détente.
– Non…n-non…
– Si, pauvre idiot… si.
Le sang me coulait du nez Je voulais me laisser tomber à genoux, mais le monstre refusait de me laisser faire. Il voulait que je fasse une chose et une seule. Il me conjurait de le faire, il déchiquetait ma conscience.
C’était comme un hurlement strident, impossible à ignorer.
Je pressai sur la détente.

Malleus est le second opus de la trilogie d’Eisenhorn. Se passant plusieurs années après le premier livre, notre Inquisiteur va faire face à une affaire d’une ampleur inimaginable, impliquant Chérubael , le Démon rencontré dans Xenos, et bien plus encore, parcourant l’espace à la recherche de réponses, mais surtout pour la survie même de l’Imperium.

Une très courte intro, un premier chapitre accueillant Gregor Eisenhorn se battant sauvagement dans un lieu saint profané et souillé par de sombres rites, il n’y avait pas meilleur moyen pour démarrer ce livre. Une véritable catastrophe va en réalité être la cause du périple de notre héros.

C’était une catastrophe. Une terrible catastrophe. Et cela ne faisait que commencer.

Un moment clef pour Eisenhorn, comme pour Ravenor, narré d’une manière exceptionnelle comme rarement cela avait été fait auparavant. Cette impression que nous vivons l’incident de l’intérieur  sera encore accentué par l’impression qu’Eisenhorn nous parle directement :

L’odeur du sang et des excréments monta jusqu’à moi. Je m’efforçais de ne pas vomir, sachant que je risquais de m’évanouir à ce simple effort.

Eisenhorn va (sur)vivre bien des choses, tantôt dans le déshonneur et le deuil, tantôt dans l’extrême violence. Il aura mal et sera amené à aller de l’avant alors que tous auraient abandonné dans de pareils moments. Son aventure le mènera jusque dans l’œil de la terreur, mais pas seulement. Et lorsque vous penserez avoir deviné une issue, détrompez-vous, car l’auteur a une réelle capacité à retourner les situations.

En parallèle, il sera appréciable de voir que l’équipe a été un peu renouvelée et que la nature des personnages a été conservée, ce qui faisait toutes la force des livres sur l’Inquisition jusqu’à présent. Les interactions entre eux semblent toujours très humaines alors que les mondes sur lesquelles ils évoluent en sont loin, glauques, sombres, et sans pitié.

La plume de Dan Abnett fait des miracles et étonne par la pertinence de ses mots. Il n’y a pas d’erreur, Dan Abnett donne le ton dès les premières pages et nous signifie à tous qu’avec ce livre il a encore beaucoup de ressources.

Les plus

  • La qualité de la narration dépasse toutes mes espérances.
  • L’aventure se lit d’un bout à l’autre et l’on comprend facilement les raisons qui ont poussé Eisenhorn et son équipe à agir. Pour une fois on ne se perd pas entre les personnages qui nous apportent en plus une grande diversité dans les scènes.
  • Malleus offre plus que quelques moments épiques, tous les chapitres du livre semblent indispensables, les longueurs étant rares.
  • Difficile de rendre honneur à l’ambiance globale du livre avec mes simples mots, alors disons seulement qu’elle est parfaite.

Les moins

  • L’œil de la terreur aurait mérité d’être plus exploité.
  • La fin est un peu trop expéditive et manque de profondeur.
4.5/5
Après un premier livre excellent, Dan Abnett nous en donne plus dans celui-ci. Malleus ne supplante pas seulement le premier, il supplante tous les autres livres de l’Inquisition.
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