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Avis sur Malleus par Technoprêtre

Publié le Dimanche 14 juin 2015 | 4 corrections après publication

je tiens d’abord à m’excuser, car mon précédent avis sur le premier tome de cette saga – Xenos – est des plus génériques à la relecture. J’en avais le sentiment mais Priad me l’a bien expliqué en me disant que sa critique avait l’excuse d’être ancienne et basée sur une lecture encore plus ancienne, alors que je venais juste de le lire. J’aurais donc du vous transmettre les qualités réelles de l’histoire, du style, et non pas des banalités sur la force des personnages et de l’univers mis en place par Dan Abnett.

Pourtant, après avoir lu Malleus ce second tome, je sens ce même travers poindre dans mon avis. Je vais donc vous expliquer pourquoi ces tomes sont pour moi difficilement critiquable dans l’esprit : ils sont trop bons.

Lisant en parrallèle les Fantomes de Gaunt, je compare naturellement les deux littératures, l’une de science-fiction militaire et l’autre de science-fiction policière ; sans compter les bons tomes de l’Hérésie d’Horus. Et même si c’est difficilement comparable, et très subjectif, je dirais que les tomes comme Imperium Secundus, Prospero Brule et la Bataille de Calth sont du Dan Abnett a 100% de ses capacités, 115% peut-être pour le premier. Gaunt est à coté plus dilué dans la foule de tomes, et oscille entre le 75 et 80% jusque-là. Mais quand on lis la saga de l’Inquisition, on comprend pourquoi l’auteur le considère comme son meilleur travail : il s’y donne à 150%. Tout est impecablement maitrisé, à un détail prêt sur lequel je reviendrais.

Je ne peux vous spoiler l’histoire car elle est en faite beaucoup trop longue, complexe et géniale pour en extraire le nectar en quelques mots. On retrouve Eisenhorn avec pas mal d’années en plus au compteur, et une équipe plus fournie et si bien construite et developpée. L’intrigue se déroule sur une multitude de planètes avec une multitude de méchants bien identifiés, yada yada yada… Pour essayer de l’expliquer un peu plus, je vais dévoiler un passage du livre, en restant vague sur les tenants et aboutissants :

A un moment de l’intrigue, Eisenhorn fais «escale» sur une planete minière à la recherche d’un de ses contacts à qui il a confié quelque chose à protéger. Descendu sur place en faisant usage de son don pour la dissimulation, il rencontre d’autres personnages aux ambitions non-définies. Suite à de multiples péripéties pleine d’action de bonne qualité, il rencontre son ami dans son fief et ils ont à peine le temps de célébrer leurs réunions qu’ils doivent combattre le Chaos.

Le tout fait presque 5 ou 6 chapitres de mémoire, mais tout y est si bien construit que c’est une véritable nouvelle dans le roman. Ces chapitres peuvent exister à part, peuvent être éludés en 5 phrases dans une ellipse de début de chapitre, mais sont ici incorporés assez habilement dans la trame. A l’inverse, une péripétie à propos d’un autre personnage est évoquée par Eisenhorn comme compilée dans un autre format, et on nous invite à le lire. Il n’y a pas d’indications sur le produit dans lequel on pourrait retrouver cette histoire aguichée de main de maitres, donc le sentiment de placement de produit est bizarre.

Cette histoire à part mériterait elle-même 1000 mots pour en décortiquer le sel, les bonnes choses comme la tactique brillante et badass pour vaincre l’ennemi, et les petits défauts comme la lenteur à se mettre en place (qui est justifiée dans un format à part, mais casse le rythme du livre). Vous comprenez maintenant que faire la critique de l’intégralité d’un tome de cette qualité en rentrant dans sa viande est un travail aussi dantesque que l’a été l’écriture de ce tome, en tout cas pour moi.

Je reproche néanmoins une thématique du choix et de la morale, au sens 41ème millénaire entre la Vérité impériale et le Chaos. Présente en fil rouge tout au long du roman, elle est bien amenée à plusieurs endroits, mais j’ai eu du mal à ressentir une vraie tension dans la plupart des passages le concernant. La fin donnant l’épilogue de la question m’a d’ailleurs beaucoup troublé dans son éxécution à vitesse sub-luminique. Mais c’est sans nul doute pour mieux l’apprécier dans Héréticus, ou je pressens encore une ellipse de nombreuses années au démarrage.

Je m’excuse donc si vous ne trouvez pas ici une opinion claire sur les qualité intrinsèques du tome, de son histoire ou de son style, mais on touche ici à la limite de mes capacités de critiqueur. C’est en partie pour cela que c’est bien un avis et non pas une critique, je suis trop bon public et encore inexperimenté dans mon analyse pour décortiquer d’aussi bons romans.

5/5

Malleus est tellement bon que j’en atteint mes limites, je ne saurais donc vous dire que de le lire pour l’apprécier autant que je l’ai fait.

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