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Critique de The Tranzia Rebellion - Episode 13 par Priad

Publié le Mardi 14 avril 2015 | 5 révisions avant publication | 1 correction après publication

Eh bien this is it, le tout dernier épisode de The Tranzia Rebellion. Souvenez-vous la série avait pour but de nous présenter un nouveau format, le radio play. Faisant fi d’un narrateur, l’histoire nous transporté sur la planète de Tranzia, accessoirement la planète des Doom Eagles, en plein milieu d’une rébellion dont les tenants et aboutissants nous échappés complètement. Après un départ plutôt calme et somme toute classique, la série s’est peu à peu enliser dans un gouffre sans fond (et sans fin), chaque épisode étant une nouvelle sclérose pour la saga, et surtout pour la série plus globale qu’est Space Marine Battles.

C’est après 12 épisodes laborieux que nous arrivons enfin à l’ultime radio play censé clôturer ce désastre. Je pèse mes mots car The Tranzia Rebellion n’a aucun sens, est peu inspiré et est en plus mal jouée. Qu’est ce qu’il faudra retenir ?
Le travail solide fait sur le son, les échos, et les ambiances. Le studio Heavy Enternainment n’a pas perdu espoir au fil des épisodes, renforçant toujours plus cette impression qu’il y avait au moins au sein du projet des personnes qui n’ont pas baissé les bras, contrairement à certains auteurs.

Ecrit par John French, ce dernier épisode va jouer sur plusieurs front car ne l’oublions pas nous suivons plusieurs trames finalement toutes liées. C’est donc dans la station relais dont Maestitia vous parlé dans le précédent épisode que nous allons retrouver un de nos héros. Notre Space Marine va poser quelques bombes afin de tout faire péter et par la même permettre de contacter la Sœur de Bataille resté en orbite autour de Tranzia afin de lui envoyer un SOS. Gardons en mémoire que la station relais envoyait un signal empêchant toute communication vers l’extérieur. C’est après avoir placé les 4 bombes et mis en place la minuterie sur 20 secondes que le Doom Eagles va fuir. Il précisera d’ailleurs (comme pour lui donner plus de charisme) qu’il y a des années seulement 10 secondes auraient suffit mais que sa forme n’est plus ce qu’elle était. Nous parlons bien ici d’un Space Marine qui s’avoue être deux fois plus lent que dans sa jeunesse de guerrier de l’Imperium.

Avec la communication libérée, nos héros vont pouvoir entrer en contact avec les backups autour de Tranzia. cette scène donnera lieu a des dialogues risibles.
- Il y a eu une rébellion sur Tranzia, venez nous aider !
 — Quoi, comment cela a-t-il pu arriver ?

C’est suite à cette séquence d’une grande profondeur et sans émotion que l’auteur nous emmènera dans la salle où Ahriman fait face au Maître de Chapitre Haeron et le chapelainTomarus.

Comme souligné par mon compère du Reclusiam, la voix d’Ahriman continuera de vous faire saigner les oreilles. N’importe quel supplice impliquant des daemonettes de Slaanesh serait pure jouissance à côté. Savoir que John French a accepté de prostituer son personnage fétiche dans ce navet à de quoi donner la migraine. La scène qui suivra sera assez pitoyable, Ahriman prenant le contrôle de Tomarus pour s’attaquer au Maître de Chapitre Haeron (déjà revenu d’entre les morts).
- He has me and he will kill you with my hand.

Sérieusement ?! La situation était assez évidente à l’écoute, nous n’avions pas besoin de ce genre de dialogue. Inutile de vous faire une traduction tellement l’écriture est basique et semble être dirigée par un enfant de 8 ans dans ce dernier numéro.

Mais ne tue pas un Maitre de Chapitre qui veut, même lorsque l’on s’appelle Ahriman. Haeron sortira son pistolet bolter et shootera son frère d’armes, avant de renvoyer Ahriman dans… …. …quelque part. Le cri d’Ahriman résonnera en écho alors que ce dernier disparaitra, sombrant probablement dans l’Empyrean.
- Noooooooooo !!!

Notre Maitre de Chapitre arrivera aux côtés de Tomarus pour voir si ce dernier a survécu au bolter. Ce sera malheureusement le cas puisque ce denier lui répondra:
- I was born on this world. Where else should I die. In death we live.

Imaginez cette phrase surjouée comme jamais et vous ne serez pas loin de l’original.

Mais une série en 13 épisodes se doit d’avoir un épilogue pour un peu plus de consistance. L’épisode 12 n’avait pas fait monté la sauce et le final offert jusque là semble plus du ressort de Goto l’Hérétique que de John French.
C’est donc dans une dernière scène que ce radio play prendra fin. Retrouvant Mekatus et le Maître de Chapitre Haeron, nos deux survivants feront le décompte des traîtres et des morts, avant de ne repartir sur une note plus positive concernant la reconstruction du Chapitre.

Cependant et afin de finir sur une note plus originale et subtile (sarcasme quand tu nous tiens), l’auteur nous offrira une punch-line finale, précisant que Tranzia est bien trop souillée pour pouvoir être libérée. Ce sera donc un Exterminatus.

The Tranzia Rebellion n’aurait jamais du voir le jour, ni en audio, ni en roman. C’est une série pilote sans saveur (sans rien en fait) qui a pour seul intérêt de nous prouver que la Black Library n’abandonne pas si facilement un concept. Une bonne chose car nous avons eu droit à d’excellent radio play depuis.

Les plus

  • Un travail de mise en scène un brin au dessus des précédents.
  • Des scènes plus diversifiées.
  • La fin du calvaire.
  • Des morts, toujours plus de morts. Une certitude de ne jamais retrouver ces personnages dans une nouvelle histoire.

Les moins

  • Il y avait pas des Tau à un moment dans cette histoire ?
  • Un Space Marine sans endurance.
  • Une soeur de bataille en orbite qui ignorait tout. Genre je suis certain qu'elle est dans le coup celle-ci.
  • Ahriman vaincu en un coup de bolt bien placé.
  • Haeron must die (should have died).
  • Parce que la prostitution d'Ahriman dans cette série mérite de compter comme deux points négatifs.
  • Des incohérences, des invraisemblances, des incompétences...
  • L'originalité du final-final, du jamais vu !
The Tranzia Rebellion c'est un peu comme un film érotique dans lequel la Black Library aurait retiré toutes les scènes intéressantes. On nous tease depuis 12 épisodes les mouchoirs à la main, avant de nous offrir un final expédié pour faute de moyen car les acteurs bossent sur d'autres tournages.