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Critique de Yarrick : Chains of Golgotha par Maestitia

Publié le Samedi 25 janvier 2014

C’était ma dernière chance de l’arrêter.
Il. Lui. Thraka a depuis longtemps cessé d’être une chose dans mon esprit. Le réduire à cela, reviendrait à le sous-estimer et le sous-estimer garantirait une seule chose: la mort. J’ai vu de quoi il était capable sur Armageddon. J’ai vu ce qu’il a accompli depuis, alors que je suivais la trace de sa destruction à travers la galaxie. Il y avait un fait indéniable : les Orks étaient des sauvages décérébrés. Et le second fait était que lorsque la race humaine devait faire face à leurs nombres, leurs forces et leurs endurances, les Orks restaient stupides malgré tout. Mais pas Thraka. L’invasion d’Armageddon n’avait pas était l’affaire d’un simple d’esprit. Les stratégies que Thraka avait mis en place étaient brillantes. Inspirées. Et ses mouvements auraient tout aussi bien pu être signés par ma main, ils m’étaient dédiés à moi, personnellement.
J’avais une Némésis. Nous nous faisions face l’un l’autre au-dessus d’un jeu d’échec à l’échelle galactique.

Évènement majeur pour les deux forces antinomiques que sont le Commissaire Yarrick et le Big Boss Ghazghkull Mag Uruk Thraka.
Se situant entre la 2nde et la 3ème Guerre pour Armageddon, ce récit va nous faire voyager en premier lieu dans les déserts de Golgotha puis dans un Space Hulk Ork.
C’est en fan incontestable d’Armageddon, et donc de Yarrick, que je vais tenter de vous faire une critique objective de Chains of Golgotha…

Après avoir repoussé l’invasion Ork grâce aux forces dans le système d’Armageddon, le Commissaire Yarrick, héros de la Cité-Ruche d’Hades, décide de traquer le Big Boss Ork responsable de tant de destruction dans la galaxie.
Il se retrouve donc avec son Baneblade mythique le Fortress of Arrogance sur Golgotha pourchassant son ennemi juré afin de le tuer une bonne fois pour toute. Mais ce sera sans compter la redoutable intelligence de cet Ork si particulier.
Imaginez-vous en plein désert et en pleine nuit. Submergez de peaux vertes haineuses et d’une rare violence. De Stompas, de Gargants !
Peu de chance de s’en sortir. Aucune même… Et bien vous ne connaissez pas encore Sebastian Yarrick.
Le récit est un hymne à cet homme, que dis-je, ce surhomme ! Capable d’haranguer les foules au simple son de sa voix, capable de faire fuir les Orks uniquement avec son œil bionique, le fameux mauvais œil.
L’auteur David Annandale arrive parfaitement à nous retranscrire ce personnage emblématique, puissant, endurant et d’une volonté à toute épreuve. Autour de lui, des soldats Mordians et de la Légion d’Acier. Pas d’Astartes ici, et c’est tant mieux !
Car l’énergie de camaraderie qui s’en échappe est unique à la Garde Impériale. Les combats sont éprouvants et on ressent la difficulté colossale que représente le commandement de tant d’homme sur les épaules d’un seul.
Les dialogues sont bons sans être fades et les petits clins d’œil, de lieux ou de personnages, ont été une valeur ajoutée pour le fan d’Armageddon que je suis.

Viendra ensuite la seconde partie de l’histoire qui correspond à la moitié du livre. Celle de la détention de Yarrick à bord du Space Hulk de Thraka.
Si jamais vous voulez voir ce qu’un homme est capable d’endurer au nom de l’Empereur avant d’être mis hors service, je crois que vous allez adorer cette partie. Cette dernière aurait pu s’appelait Rambo in the Hulk car le caractère singulier du personnage et de ses prouesses sont aux limites de l’abus.
Parmi les prisonniers et esclaves, dépourvu de son arsenal, Yarrick brille encore par son courage et sa féroce ténacité. On comprendra d’autant mieux la rage que conserve Yarrick pour son ennemi Thraka, sa véritable Némésis.
La note importante est que je pense qu’un fan d’Ork appréciera ce livre car Thraka n’est pas un simple Big Boss, il est THE Big Boss. On a enfin la chance d’apercevoir des Orks efficaces plutôt qu’une simple et incessante marée verte que l’on retrouve dans la plupart des romans qui les mettent en scène comme un ennemi fade et routinier.
On sentira presque de l’admiration que les deux Némésis ressentent l’une envers l’autre. Le plus impressionnant étant le fait que le Commissaire fait tout pour bâtir une réputation et un mythe autour de lui. Jouant sur la superstition des Orks jusqu’à son paroxysme.

Ici le rythme du récit change. Alors que l’on pense que notre Commissaire va se calmer, c’est tout l’inverse qu’il se passe. David Annandale met vraiment l’accent sur le personnage de Yarrick et n’en démentira pas jusqu’à la fin.

Le livre se lit d’un coup et je me suis retenu de le terminer trop rapidement.
Mais c’est aussi cela qui manque : des pages !
Juste une centaine de pages pour résumer Golgotha et le Space Hulk, c’est insuffisant. On sent bien que l’auteur a condensé son histoire, d’où le rythme effréné tout le long de l’ouvrage. Il n’en reste pas moins un moment extra en présence d’une légende de l’univers de Warhammer 40 000.
Je recommande donc ce roman à tout fan de la Garde Impériale mais surtout à ceux qui aimeraient découvrir le personnage de Yarrick, car ce livre est sur ce personnage avant d’être sur Golgotha.
Je vous laisse pour finir avec cette image qui illustre parfaitement le personnage.

Les plus

  • Yarrick ! Enfin un récit à part entière sur cette légende.
  • Du fluff, de l’action, un rythme soutenu, trop soutenu ?
  • La partie de Golgotha est épique et la détention en territoire ennemi délectable.
  • Une fin énorme et une phrase de Thraka mémorable.
  • Sebastian Yarrick en premier rôle ! Je l’ai déjà dit ça je crois….

Les moins

  • Trop court : 100 pages, c’est une nouvelle et non pas un roman.
4/5
J’aurai mis volontiers 5/5 mais c’est bien trop court et c’est l’unique chose que je lui reproche. Si David Annandale ne fait pas de suite, une chose est sur, je le kidnapperai et forcerai. Il a totalement cerné le personnage de ce Commissaire si exceptionnel et lui seul pourra le faire briller encore plus haut dans la badassitude.