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Critique de Brotherhood of the Moon par Maestitia

Publié le Mardi 6 janvier 2015 | 6 révisions avant publication | 1 correction après publication

Ce fût Hakeem qui improvisa la chose.
C’est un grand honneur pour nous, dit-il à Moy. Votre primarque est vénéré parmi les nôtres tout juste après le grand Khan. Ils partagent le même esprit, je pense.
Moy semblait être amusé de cela. Encore à présent, les Sons of Horus  étaient distingués. Oser comparer Horus, connaissant ses achèvements et sa réputation, risquait de paraître ridicule.
 — Donc, vous êtes quoi au juste ? La compagnie de la lune ? Moy demanda.
 — Fraternité, répondais-je. Etrangement, le mot me paraissait stupide.
 — Nous avons reçu votre matricule tactique. Soixante-quatrième compagnie.
 — Si cela vous facilite la tâche, utilisez donc celui-ci, dis-je.
 — Nous sommes tous deux des guerriers de la lune. Nous pouvons utiliser nos anciens noms dit Moy en haussant les épaules.
Je pense que c’était une tentative afin de détendre l’atmosphère. Je souris mais Hakeem s’inclina bien bas tout en fixant Moy dans les yeux. Il me semblait qu’il y avait comme une compréhension mutuelle dont j’étais étranger.
Si cela pouvait nous faciliter la tâche, alors je pourrais vivre avec. Je ne pensais pas que c’était sérieux.

La couverture nous dévoile un médaillon frappé d’un loup de profil hurlant à la lune. Pourtant, il n’est pas question de Russ, ni des fils de Fenris ici, bien que se soit Chris Wraight qui soit l’auteur de cette nouvelle.
Pour les grands fans de l’Hérésie d’Horus, un tel objet ne peut signifier qu’une seule chose : la loge.

Brotherhood of the Moon nous narre le témoignage d’une bataille passée, alors que Torghun et Hakeem, deux White Scars de la 64ème compagnie originaire de Terra, sont envoyés auprès des Luna Wolves et de la ceinture de Tarsch. C’est ici que les fils de la seizième luttent depuis plus de sept mois contre ces xenos à l’apparence très humanoïde, mais pas assez pour l’Imperium.
Ces deux légions devront coexister le temps de mettre un terme à l’insurrection et ainsi rétablir la loi impériale dans ce coin de la galaxie.

Ce même témoignage est en fait une sorte de confession, ou plutôt d’interrogatoire mené par on ne sait qui envers Torghun. Technique classique pour captiver le lecteur d’entrée de jeu. Si ce nom vous est familier, c’est que vous avez déjà lu White Scars et si vous vous souvenez d’Hakeem, alors vous aimez écouter les aventures de Garro. Si je précise cela c’est parce que cette nouvelle permet de créer un lien entre les deux ouvrages susnommés. Ce sont de petits liens de rien du tout mais qui ont le mérite d’exister et dont je raffole.

On nous présente Torghun fidèle à lui-même (toujours aussi creux) aux commandes de la force White Scars en binôme avec Hakeem. Malgré leur différent caractère, ils savent se respecter l’un l’autre et forment une force de frappe harmonieuse.
Alors que les Luna Wolves attaqueront de front en la personne du commandant Verulam Moy de la 19ème compagnie, les deux compères attaqueront par les flancs. On apprécie toujours le bon sens de l’auteur lorsqu’il s’agit de manoeuvrer les fils du Kaghan ou les Space Wolves.
Cette nouvelle n’a pas pour but de vous narrer de l’action mais l’interaction entre les deux légions Astartes. Moy est en effet un personnage antipathique, qui a été obligé de recevoir l’aide de Torghun et des siens, mais c’est bien dans le feu de la bataille que se forgent les plus puissantes alliances.

Chris Wraight tente avec cette nouvelle d’établir une vérité : celle de la forte présence de la loge au sein des Scars. Il faut avouer qu’elle est bien sous-entendue et très bien amenée principalement pour ceux qui connaissent la destinée d’Hakeem et les conséquences de ses futures actions. Pour les autres je ne saurais me prononcer, mais j’ai peur que l’effet ne soit pas aussi pertinent. Déjà dans White Scars, l’intrigue concernant la loge ne m’avait pas convaincu. Ici, Chris n’y parvient toujours pas. D’autant plus que le personnage de Torghun n’aide pas à la tâche. Dommage.

Les plus

  • Le style de l'auteur.
  • Un joli lien tissé avec Sword of Truth.
  • L'intro' et le final intéressant.

Les moins

  • Un Torghun insipide.
  • Pas assez captivant.
2.5/5
Une nouvelle qui tente maladroitement de nous rappeler la présence de la loge au sein des White Scars. Malheureusement, on ne ressent pas suffisamment les enjeux pour se sentir un tant soit peu concerné. Dommage.