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Critique de Deathwatch par Priad

Publié le Lundi 24 mars 2014 | 4 révisions avant publication | 5 corrections après publication

Un bruit métallique sonore retentit. Une lueur orange se répandit à flots sur la neige tandis qu’une rampe d’embarquement commençait à s’abaisser.
C’était un Thunderhawk en provenance de la ville-crypte du chapitre, Logopol, et son arrivée avait des relents aigres-doux pour Karras.
C’en était fini de sa méditation solitaire. Sa visite sur le monde du chapitre avait été bien trop brève. Ce qui l’attendait, il le savait allait faire passer ses épreuves vécues pour de simples exercices. Il n’avait pas besoin de divination pour le comprendre.
Seul un sur vingt revenait vivant d’une mission pour la Deathwatch.

Deathwatch est le premier roman de Steve Parker dédié à l’équipe Talon. Ayant déjà montré de quoi il était capable dans les deux nouvelles que sont HeadHunted et Exhumed, il n’estt pas étonnant qu’il est eu le feu vert pour écrire un roman complet sur la Kill Team Talon. Mais alors que les nouvelles nous plongeaient en plein cœur de missions aux enjeux on ne peut plus critiques, Steve Parker a décidé de nous offrir ici une préquelle à ces histoires, préférant se concentrer sur la création et la formation de notre équipe de héros. Ce choix s’avéra payant tant le livre est riche en fluff Deathwatch, et nous introduit aussi aux personnages  et à leur première rencontre.
Le prologue nous met une véritable claque et l’on en vient à espérer que l’intégralité du roman soit de même. Rassurez-vous, c’est bien le cas.

L’auteur commencera donc par introduire nos héros, ainsi que la manière dont chacun d’entre eux a été recrutés, avant de nous transporter sur la base d’entrainement, un des lieux les plus secrets de l’Imperium. Cette atmosphère pleine de mystères ne sera pas sans rappeler l’Alpha Légion, et l’on appréciera en savoir autant que nos héros, afin de mieux s’identifier à eux, mais aussi afin de comprendre leurs réactions lors de révélations.

Le lecteur aura donc la chance de suivre des recrues de la Deathwatch du début à la fin du processus d’entrainement. Steve Parker donnera tellement de détails que le fan de Deathwatch ne pourra qu’apprécier être plongé au côté de notre équipe de héros en devenir, tandis que le lecteur étranger à tout cela comprendra rapidement les raisons pour lesquelles de simples dissensions peuvent prendre d’importantes proportions. La mentalité des chapitres est extrêmement bien retranscrite et chaque dialogue entre protagonistes peut vite dégénérer étant données les rivalités. Etre sélectionné dans la Deathwatch, c’est représenter son propre chapitre et chaques paroles ou gestes pourraient avoir de graves conséquences sur l’entente des chapitres. Cet organisation nous permettra donc de voir des confrontations entre personnages assez uniques. L’auteur est donc un maitre en la matière pour ce qui est de l’ambiance, mais qu’en est-il de l’histoire ?

Assez prévisibles par certains moments, le scénario saura offrir pas mal de retournements de situation, surtout lorsque l’Inquisiteur Sigma fera son apparition. Les 3 premiers quarts du livre feront avancer 2 trames bien différentes en parallèle. Comme expliqué plus haut nous suivrons nos héros dans leurs phases d’entrainement alors que chacun apprendra à se connaitre (voir à se détester), puis les autres chapitresdu roman nous mettrons dans la peau d’un agent de l’Inquisition ayant été envoyé sur une planète minière afin d’enquêter. L’auteur a le talent de nous faire passer d’un lieu à l’autre sans transition et l’on se surprendra parfois à apprécier la fin d’un chapitre et sa chute, pour replonger plus rapidement dans l’histoire suivante. Ces passages représentent donc une part importante du roman et le mélange Deathwatch-Inquisition est parfaitement équilibré.

On ne s’étonnera pas que la première mission de la Kill Team Talon, fraichement créée, soit d’être envoyée à la rescousse de cette Inquisitrice, dans une mission suicide. Une phrase a d’ailleurs marqué mon attention lors de la lecture, expliquant que l’Inquisition surestime toujours les capacités de la Deathwatch, illustrant dès lors parfaitement la dangerosité des missions qui leurs sont assignées.

La Kill Team devra donc apprendre à travailler en coopération dès leur toute première mission, leur survie en dépendant. Karras appartenant aux Death Spectres devra donc encadrer d’autres Space Marines, comme Rauth l’Exorcist, Solarion l’Ultramarine, Voss l’Imprerial Fist, et Zeed de la Raven Guard. Il est passionnant de voir que certains d’entre eux gardent de lourds secrets, qu’un tome 2 (non-annoncé) pourrait éclaircir. On sent ça et là que l’auteur implémente les mécanismes d’une trilogie.

Le dernier quart du roman se concentrera sur cette mission de sauvetage où les tyranides feront leur apparition (en nombre), rejoint bientôt par un ennemi d’une autre taille habitant les tunnels de la mine. Chaque passage s’enchaine parfaitement et l’action est vraiment au rendez-vous. Pourtant l’histoire ne reste pas en retrait car les motivations du mystérieux Sigma auront de quoi interroger.

Les plus

  • Steve Parker nous offre une plongée dans l'action.
  • La présence de l'Inquisition rend l'histoire plus intéressante.
  • Le fluff de la Deathwatch est extrêmement bien intégré.
  • Les dissenssions de nos Space Marines offrira son lot de surprises.
  • Les bases d'une trilogie sont posées, avec toutes les questions sans réponses que cela sous-entend.
  • Les intéractions entre les personnages sont d'un réalisme...
  • Les tyranides ne seront pas le seul problème.

Les moins

    5/5
    Il est inutile de connaitre la Deathwatch pour se plonger dans ce roman mêlant en plus de l’Inquisition. Vous en apprendrez dans tous les cas et aurait du mal à quitter ces pages remplies d’action et de personnages charismatiques.