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Critique de Formation: Dreadwing par Magos L4 74L3

Publié le Mardi 27 janvier 2026 | 2 révisions avant publication | 1 correction après publication

« Tu n’as pas mentionné le fait que Redloss traquait le Lion lui aussi, frère », murmura Holguin en gravissant l’estrade pour regarder le Dreadbringer s’éloigner.

Il leva les yeux vers Holguin.

« Je ne lui ai pas dit non plus que tu le cherchais, frère. »

Holguin grogna. Son regard se perdit au loin.

« Y a-t-il autre chose ? » demanda Stenius.

Les muscles de la mâchoire du Deathbringer se contractèrent. Tout le monde avait des secrets, mais personne ne les gardait comme un Dark Angel, quelle que soit leur lourdeur.

« Un de ces jours, tu devras choisir ton camp », dit Holguin en emboîtant le pas à Redloss. « Tout le monde l’a déjà fait. »

Cela va être difficile de ne pas comparer constamment cette novella à « La lance d’Ultramar », sa contrepartie Ultramarine, je vais donc essayer de le faire le moins possible.

Comme sa consœur cette novella prend la suite des des événements de « La tempête de la ruine » mais cette fois on va aller voir du côté Dark Angel.

Persuadé qu’il ne pourra pas être à temps sur Terra pour le siège Lion décide de détruire/reprendre les mondes qui pourraient être utile aux traîtres en cas de besoin de ravitaillement ou autre.
On apprend par Exemple qu’il à rayé de la carte galactique Chemos et Barbarus.

Durant ces exterminations les Dark Angels n’ont croisé que peu de Space Marines renégat et ils commencent à se demander si tout cela est bien utile.

Ce constat va amener beaucoup de monde dans la flotte Dark Angel à sentir une certaine lassitude. Beaucoup ont l’impression que ce n’est pas la guerre qu’ils sont censé mener, que leur talent est gâché. Ils ne ressentent plus d’excitation quand un nouveau monde tombe.Ajoutez à cela que certains voudraient aller sur Terra, d’autre sur Caliban et vous commencez à voir des dissensions au seins de la légion.Ça et aussi le fait que le Lion soit très secret, il ne prévient pas ses fils des stratégies qu’il met en place, cela en frustre plus d’un.

Je tenais à souligner tout cela pour la simple et bonne raison que j’ai trouvé ça intéressant et bien amené. On voit qu’il n’y a pas que les Dark Angel qui sont sur Caliban qui commencent à avoir des doutes.

Pour moi c’est une qualité d’écriture que « La lance d’Ultramar » n’avait pas, l’auteur nous montre le coût que cette campagne à sur le moral des troupes, qui n’était déjà pas au beau fixe avec tout les événements qu’ils ont connu jusqu’à présent. Le constat est rude, Lion n’a plus que la moitié de ses effectifs et les multiples campagnes qu’il ont mené n’ont pas été tendre avec les Dark Angels. Entre Tramas qui s’enlisait, l’Imperium Secundus qui n’a au final pas servi à grand-chose et les événements de la Tempête de la ruine, certains des Dark Angels ont l’impression qu’il ne sont plus des chevaliers et qu’ils ne servent pas les intérêts qu’ils devraient.

C’est vraiment pas mal de se rendre compte de tout cela et ça donne de l’épaisseur aux personnages et à leur vécu.

En parlant de personnage la novella prend parfois un peu de temps pour les développer légèrement. Notamment Holguin, Redloss et un petit peu Lion. C’est agréable de retrouver les lieutenants désignés de la Dreadwing et de la Deathwing, ils avaient leur importance dans les romans précédents et les voir évoluer est un petit plus non négligeable. Lion’El Jonson est bien écrit et fidèle à lui même. On le sentait quelque peu mis à mal dans ses convictions et ses certitudes durant la fin de l’arc de l’Imperium Secundus et cette novella continue sur cette lancée. C’est un bon ajout et c’est aussi plaisant de voir une continuité dans le devellopement de personnage. 

D’ailleurs on apprend quelques détails sur la Deathwing et la Dreadwing au détour d’une page ou deux et l’on à aussi chacun des lieutenants désignés des différentes branche de l’hexagramaton des Dark Angels.

Les quelques batailles présente dans la novella sont plutôt sympa et bien écrite, mention spéciale au fait que Mechanicus soit présent et qu’on les voit se battre. Je dis bien Adeptus Mechanicus car dans cette novella on apprend sa création au détour d’une conversation, ils ont officiellement rejoint la table des haut seigneurs de Terra. Cette bataille était très plaisante à lire et forcément j’étais ravi de voir les adeptes de la machine aussi bien représentés, ils étaient bien badass et ça fait plaisir après les avoir vu se faire déglinguer dans plusieurs nouvelles et romans.

Je soulignerais aussi la présence de « ceux qui regardent dans les ténèbres » qui amènent certaines questions et qui ne donne pas de réponses. Ils approchent deux personnages pour les questionner sur eux même, cétait pas mal mais au final c’est dommage d’avoir ouvert un arc avec eux et de ne pas l’avoir conclut.

Globalement sans être transcendant cette novella est de bien meilleure facture que « La lance d’Ultramar ». Elle donne plus de profondeur aux Dark Angels et fourni une meilleure explication pour leur absence durant le siège. J’ai pris plaisir à la lire et je trouve qu’elle à son importance dans la trame globale de l’Hérésie.

Les plus

  • Des explications crédibles.
  • Globalement bien écrit.
  • De bons développement des personnages.
  • Un bilan sur l’état des Dark Angels.

Les moins

  • Quelques longueurs.
  • Un arc non conclut.
  • Quelques enchaînements d’événements trop rapide.
3.5/5

Je ne m’attendait pas à grand choses et j’ai été agréablement surpris. Plutôt bien écrite et intéressante cette novella met en lumière le moral plombé de la première légion qui s’interroge et se fissure de l’intérieur.
Sans être un incontournable elle apporte des explications et à sa place dans la trame globale de l’hérésie. Je la recommande à tout amateur de Dark Angel ou bien à ceux qui voudrait vraiment avoir une vision globale de ce que faisait chaque légion à l’aube du siège de Terra.