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Critique de Imperial Truth par Priad

Publié le Lundi 18 août 2014 | 2 révisions avant publication | 6 corrections après publication

 — Tu… nous pouvons renaître dans cet ultime but. »
 — Mais pourquoi nous ? » demanda Dallos les mains tremblantes.
 — Tu sais exactement pourquoi », dit le légionnaire, son regard me transperçant.
J’ignore si les mots qui suivirent résonnèrent dans ma tête ou bien si le Thousand Son me força à les dire, mais ils étaient vrais et indéniables en tout point. « Horus a amené une nouvelle sorte de guerre dans la galaxie. Les coup de bolter ne suffiront pas. Une nouvelle sorte d’arme est maintenant nécessaire. »
 — Oui », confirma le Thousand Son de manière grave. « Et ceux qui ne périssent pas seront cette arme. Toi et des centaines d’autres enfants perdus, des hommes simples ou des légionnaires, réunis en silence secrètement dans des vaisseaux comme celui là. Chaque âme dans cette pièce, à bord de ce vaisseau, a été déclarée morte. Ta vie d’avant n’est plus que poussière. Malcador l’a ordonné. Ainsi soit il. »
Zartine était pâle. « Où nous rendons-nous ? »
Le légionnaire releva la tête en direction de la table de navigation et posa ses mains de chaque côté des commandes. « Une lune orbitant autour d’un monde, dans la lumière de Great Sol lui-même. Un endroit appelé Titan. »

Imperial Truth est un recueil de six nouvelles sur l’Hérésie d’Horus sorti uniquement en VO à ce jour. Cette version limitée à 2000 exemplaires fut disponible lors de divers événements organisés par l’éditeur et s’est vu en dernier lieu vendu en ligne lors d’une très courte période. C’est donc un ouvrage assez rare sur lequel j’ai pu poser mes mains, et comme tout objet rare, on s’attend à ce qu’il soit à notre goût.

Hands of the Emperor — Rob Sanders

Avec cette première nouvelle Rob Sanders nous fait voyager jusque Terra auprès de la garde custodienne et du Capitaine Enobar Stentonox plus particulièrement, qui aura la lourde charge d’inspecter la sécurité durant 24 heures. Mais son tour de garde risque de lui causer quelques sueurs froides lorsque une plaque orbitale commandée par Demetrius Katafalque, un Imperial Fist, aura reçu une autorisation de la propre main de Rogal Dorn pour survoler le palais, ce qui en ce temps de traîtrise n’est pas approuvé par la garde custodienne. Il faudra alors rapidement démêler ces ordres contradictoires sous peine de voir des victimes dans les deux camps, car la paranoïa va pousser Sentonox et Katafalque à aller jusqu’au bout de leur mission respective ; suivre l’ordre de Dorn pour l’un, et mettre la sécurité au premier plan pour l’autre même si cela signifie s’opposer à l’autorité d’un Primarque.
Cette histoire de Rob Sanders fut réellement captivante de bout en bout et le sentiment que chacun campe sur ses positions sans vraiment comprendre ce qu’il se passe prévaudra globalement. L’auteur nous décriera avec brio la garde custodienne et ses décisions stratégiques jusqu’au dénouement.
Rob Sanders nous fait ici une excellente entrée en matière qui augure du meilleur pour la suite.

The Phenician — Nick Kyme

C’est avec cette seconde nouvelle ici écrite par Nick Kyme que le tableau se noirci. Ne dépassant pas les neuf pages, quand la précédente en avoisinait quarante, cette histoire risque de faire tâche à bien des égards dans ce recueil. Revivant le combat opposant Fulgrim à Ferrus Manus, le lecteur ne pourra guère subir de rebondissements puisqu’il connaîtra sans surprise l’issue du combat. Graham McNeill avait déjà écrit une excellente scène dans son roman Fulgrim et j’ai trouvé complètement injustifié de nous faire revivre la scène depuis les yeux d’un Iron Hands mourant à proximité de son Primarque. Nick Kyme rajoutera néanmoins un détail à ce combat, la perception de l’Iron hand capable de sentir le démon en Fulgrim alors qu’il mettra fin à la vie de Ferrus Manus. Au delà du remord intérieur ressenti par Fulgrim cette nouvelle restera trop courte et sans surprise pour intéresser les foules, surtout lorsque le thème est « La Vérité Impériale ».

By the Lions› Command — Gav Thorpe

Le Lion ne sera pas de la partie dans cette nouvelle de Gav Thorpe, mais le Sénéchal Corswain des Dark Angels aura toute autorité pour appliquer les ordres du Primarque. Comme souvent avec cet auteur l’histoire se concentrera plus sur l’aspect stratégique que sur l’action. Je dois dire qu’ayant lu Divine Word quelques semaines plus tôt, j’ai noté de nombreuses similitudes entres ces deux nouvelles. Notre héros devra ici encore prendre une décision tactique et c’est au travers de nombreux dialogues que nous en apprendrons davantage, car positionner ses vaisseaux contre la Death Guard n’est pas chose aisée lorsqu’en plus un tierce corps d’armée se voulant neutre dans le conflit de l’Hérésie d’Horus entre en jeu dans la balance. La nouvelle se lit facilement (malgré un gros manque d’action pour ma part) et s’ouvre sur une fin qui pourra très probablement menée à Legacies of Betrayal. Sommes nous en face d’un préquel à un futur roman dans la saga ? L’avenir nous le dira.

The Devine Adoratrice — Graham McNeill

Aucun doute n’est permis ici, Divine Adoratrice est bien un prologue au roman L’Esprit Vengeur de Graham McNeill et permet de nous présenter les membres de la famille Divine en plein rituel afin de lier Raeven et son frère Albard à leur machine respective, les knights. En seulement 30 pages, Graham McNeill réussit le pari de nous introduire à de nouveaux personnages et à leurs mœurs, tout en saupoudrant le tout de complot, car une étrange organisation représentée par un symbole de serpent va venir perturber ce rituel si important. Le monde de Molech est menacé et l’on sent bien que certains pions se mettent en place sur l’échiquier. Une excellente nouvelle qui nous montre comment la Vérité Impériale est acceptée au sein d’un monde loyaliste ayant une très forte culture et identité.

Lord of the Red Sands — Aaron Dembski-Bowden

Aaron Dembsky Bowden révèle encore tout son talent dans cette courte nouvelle nous plongeant dans la tête d’Angron. L’auteur du Premier Hérétique et de Félon nous écrit ici l’une des meilleures nouvelles de l’anthologie, si ce n’est la meilleure. Sans révéler quoi que ce soit sur Angron qu’on ne connaisse déjà, l’auteur réussit à mener son récit vers sa conclusion avec grande aisance. Ce dernier mettra en plein dans le mille en nous contant la perception qu’à Angron de la Vérité Impériale. Au travers de son argumentaire, le Primarque des World Eaters démontrera qu’il existe une seule et unique chose qui mérite qu’on se batte pour elle. J’avais déjà beaucoup aimé sa nouvelle dans La Marque de Calth mais ADB frappe ici un grand coup. A lire et à relire.

All that remains — James Swallow

Cette dernière histoire clôturant l’anthologie, écrite par James Swallow, nous mettra dans la peau d’un homme perdu après qu’il est survécu au massacre de sa planète par les forces d’Horus. Amené sur un vaisseau loyaliste, l’histoire nous permettra de comprendre comment se reconstruire après avoir échappé à une telle horreur. Notre héros devra choisir son camp et ne pourra pas rester neutre dans ce conflit à l’ampleur galactique. Encore une fois, l’action ne sera pas au programme mais l’auteur égaillera tout de même notre curiosité.

Imperial Truth est selon moi une anthologie qui n’a pas lieu d’être. Sans être indispensable, le lecteur passera un agréable moment mais le hors sujet de Nick Kyme ne réussira pas à vous faire oublier que ce livre est avant tout un produit. Nous aurons bien du mal à le considérer autrement tant le sujet de la Vérité Impériale n’apporte strictement rien à la saga dans sa globalité et permet seulement de mettre en place certaines trames dont nous ne savons même pas si elles auront droit à une suite.

Les plus

  • Une journée en enfer avec la garde Custodienne.
  • La découverte de la culture du monde de Molech.
  • Peu de Space Marines.
  • ADB encore au sommet de son art.

Les moins

  • Le hors sujet de Nick Kyme.
  • La Vérité Imperial n'est pas toujours au centre du recueil.
  • Des nouvelles qui ne font jamais la même taille.
3/5
Malgré d'assez bonnes nouvelles dans l'ensemble, il sera difficile de ne pas comparer ce recueil aux autres. Moins épique et moins varié il sera difficile de le conseiller malgré ses bonnes idées.