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Critique de Labyrinth of Sorrow par Priad

Publié le Dimanche 15 décembre 2013

Un vaisseau s’approche dans la nuit noire de Kasharat, une planète mortuaire en guerre. Les Brazen Minotaurs sont prêts. Sans trop savoir ce à quoi ils vont être confrontés, ils savent que leur mission est cruciale, car mettre la main sur un artefact tombé aux mains de l’ennemi pourrait changer le cours de la guerre, et de nombreuses âmes. Alors qu’ils s’engagent entre les ombres du temple, nul n’est conscient de la présence de la Raven Guard qui veille en retrait. Mais dans quel but ?

Labyrinth of Sorrow est ce qu’on pourrait appeler à première vue un audio drama classique. Premièrement car sa durée tourne autour d’une heure et que l’histoire est relativement simple. Mais aussi parce que malgré sa construction, plutôt originale pour un audio, la fin ne vous surprendra guère. Pourtant, avec du recul, George Mann a indéniablement fait du très bon travail en nous contant l’infiltration des Brazen Minotaurs dans ce temple souterrain, à la recherche du dît artefact.
L’audio est d’autant meilleur qu’il est clair qu’il n’a pas bénéficié de la même communication de la part de la Black Library, préférant surement mettre l’accent sur des sorties plus importantes. Ainsi cet audio drama ne passera pas pour être le plus connu. Dès lors, la qualité s’en fait donc ressentir, certains sons, bruitages et musiques d’ambiance étant répétés plus d’une fois ; mais heureusement, cela ne brise pas l’excellente ambiance qui s’en dégage. Même s’il semble que l’audio n’ait pas eu droit à autant de moyen que The Sigillite, cela ne signifie pas qu’il n’ait pas été fait avec soin. Ainsi, l’atmosphère globale a été très travaillée pour vous faire vivre chaque scène comme si vous y étiez. Le début de l’audio pose les bases de cette ambiance en nous offrant une arrivée toute en douceur de nos héros, avant qu’ils ne discutent les objectifs de la mission. Il est vrai qu’une telle approche manque cruellement de subtilités, mais elle permet de rentrer dans le vif du sujet. Les scènes d’action ne sont pas en reste puisqu’elles opposeront nos héros contre divers ennemis, même animal. Ces dernières iront crescendo pour notre plus grand plaisir, les confrontations étant toutes bien différentes.

C’est donc avec un certain intérêt que je suivis les Brazen Minotaurs à la recherche de cet artefact, dont la description même de l’objet ne sera révélée que dans les dernières minutes. Un twist auquel je ne m’attendais pas et qui reste à mes yeux peu crédible.
Au-delà de l’histoire, c’est surtout sa double construction qui intéresse puisque nous suivons en parallèle et à intervalles réguliers, les Brazen Minotaurs et la Raven Guard. La raison de leur présence n’échappera à personne, et cela après seulement quelques minutes.
George Mann a pourtant réussi à donner beaucoup de fond à cet audio, grâce entre autres à cette avancée en parallèle de l’histoire avec l’usage des Brazen Minotaurs et de la Raven Guard. Leur style de combat étant aussi très différent, c’est ce contraste qui éveillera votre intérêt, l’accent étant mis sur la stratégie par moment, chose trop souvent rare à mes yeux.
L’auteur parsèmera d’ailleurs son audio d’une pointe de fluff, sans trop jamais en révéler, mais toujours avec le souci du détail. Point intéressant, certains personnages appartenant à la Raven Guard et déjà présents dans Helion Rain seront de la partie.

Du côté du narrateur, on peut dire que Rupert Degas et Saul Reichlin font un sacré travail. Leur voix est claire et facilement compréhensible. Labyrinth of Sorrow serait d’ailleurs l’audio parfait pour découvrir ce format. Le travail est de bonne facture et le niveau d’anglais est très abordable. Les acteurs sont d’ailleurs excellents dans leur rôle, malgré certaines situations plutôt convenues. Le choix d’utiliser des voix exotiques (comprendre avec un accent d’Afrique) pour illustrer les Brazen Minotaurs a de quoi surprendre, il n’en reste pas moins une décision assumée qui vous permettra aisément de différencier les deux histoires avançant en parallèle. Il m’a aussi semblé que l’auteur tentait parfois de se jouer de nous en racontant une scène sur la Raven Guard, avant qu’elle ne se finisse sur les Brazen Minotaurs. Ce manque de transition pourra parfois faire travailler votre imagination.
Globalement, George Mann nous offre une histoire assez intéressante grâce à sa construction, mais aussi grâce au réel travail effectué par les acteurs. L’ambiance n’est pas en reste non plus puisque les Brazen Minotaurs et la Raven Guard auront leur propre thème musical.

Les plus

  • Chaque légion à son propre thème musical.
  • L'audio s'écoute bien, le narrateur rendant la double construction du récit très fluide.
  • Les voix sont précises et claires.
  • Malgré un scénario assez simple, l'audio vous réservera quelques bonnes idées.
  • La durée est parfaitement maitrisé.
  • Pas de fluff en soit, mais un respect des stratégies de combat pour nos héros.

Les moins

  • Certains passages sont relativement classiques.
  • L'accent exotique des Brazen Minotaurs ne plaira pas à tout le monde.
4/5
George Mann ne va certainement pas bouleverser nos habitudes avec cet audio, mais il vous fera passer un très bon moment avec Labyrinth of Sorrow. Surement l’un des meilleurs moyen de découvrir les plaisirs de l’audio.