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Critique de Throne of Lies par Drystan

Publié le Lundi 9 décembre 2013

Suite à une forte tempête Warp, Octavia, navigatrice du vaisseau Night Lord connu sous le nom de Covenant of Blood, doit effectuer une sortie pour revenir dans l’espace. Au même moment, Talos guide les membres de la première griffe sur la planète Tyrias Secondus, dont le gouverneur a fait sécession avec l’Impérium pour devenir Grand Prêtre. Les Night Lords sont en chasse, une chasse qui les ramènera vers des souvenirs douloureux datant de l’Hérésie.

Premier audio drama scénarisé par Aaron Dembski Bowden entrant en ma possession, Throne of Lies propose une nouvelle audio complète, à savoir un début, un milieu et une fin. Habillement insérée entre les faits se déroulant après Le Chasseur d’Ames, et avant l’intrigue du Pilleur de Sang. Nous retrouvons les personnages habituels, l’Exalté, Octavia et Septimus, ainsi que la première griffe au complet. La première partie de l’audio permet une rapide mise en contexte. Nous nous retrouvons à bord du Covenant Of Blood, en pleine fuite à travers le Warp après les événements survenus sur Crythe. Octavia peine à se faire accepter par l’esprit du vaisseau et la navigation dans le Warp s’en ressent. Les champs de Geller faiblissent et le navire se trouve à la merci d’immenses entités malveillantes. Octavia s’oppose à un ordre direct de l’Exalté et décide de sortir du Warp, vers une planète nommée Tyrias Secondus. Voilà comment s’ouvre cet audio, autant vous dire que nous sommes tout de suite dans l’ambiance.

Suite à ce voyage mouvementé c’est aux côtés de la première griffe que nous descendons sur la planète à la poursuite d’un assassin aussi furtif que dangereux. Une des sœurs du temple Callidus, ennemis jurés de la Huitième Légion. S’ensuivra une chasse rapide et mouvementées dans les rues de la cité ruche. L’assassin sera ensuite torturé et forcé de révéler les secrets de son ordre. Impossible de vous raconter le reste sans tomber dans le côté sombre du spoil.

Une chose qui devient récurrente avec ADB, c’est le fait que le scénario prime souvent sur la violence. L’adage, au 41ème millénaire, il n’y a que la guerre, n’est pas forcément pris à la lettre. Certes, le contexte est toujours celui d’un univers sombre et violent, mais au lieu de s’attarder sur des scènes de combats à grande échelle, ADB préfère explorer la psychologie de ses personnages et jouer sur l’intrigue avant tout.

Ainsi ne vous attendez pas à des effusions d’hémoglobine telle que l’on peut en trouver dans l’audio de Nick Kyme sur les Emperor’s Children, Perfection. Pas non plus de révélations à couper le souffle, seulement une histoire bien ficelée qui s’insère parfaitement entre les tomes 1 & 2 de la trilogie Night Lords. Le final n’est pas aussi palpitant que celui de Perfection, mais il n’est pas sans importance non plus.

Le défaut principal que je pourrais donner à cette nouvelle est peut être le manque de passages où les Night Lords sont vus comme de véritables monstres, ou encore des hérauts de la peur et de la terreur. Niveau point fort, un moment relativement rare et très nostalgique mettant en scène un fort rassemblement de Night Lords m’a hérissé les poils. Je ne peux décemment en dire sans me faire lapider pour spoil…

Les plus

  • Narration immersive.
  • Des personnages connus et appréciés.
  • Des infos sur la chasse de l'assassin du Night Haunter.
  • Un bon lien entre les tomes 1 et 2 de la trilogie.

Les moins

  • On peut se questionner sur le réel apport de cet audio.
  • Un final un peu mou en terme d'action, les 10 dernières minutes sont un peu longues.
3.5/5
Un audio agréable à l'écoute, qui n'a rien d'indispensable mais qui offre une anecdote intéressante entre deux romans. Quelques pistes nécessitant d'être creusées sont ouvertes, une révélation finale tout de même conséquente.