Critique de The Unburdened par Magos L4 74L3
Publié le Jeudi 8 janvier 2026 | 4 révisions avant publication | 2 corrections après publicationKurtha Sedd se réjouissait de l’action de l’ennemi. Elle était vigoureuse, et elle était vaine, et dans cette vaine vigueur rendait leur humiliation encore plus savoureuse. Vous nous avez vus à genoux, pensa-t-il. Nous vous verrons tomber plus bas encore. Déjà, nous vous enterrons.
Les Ultramarines au-delà de l’entrée commencèrent à tirer. La tempête de munitions illumina l’intérieur, mais les corps de civils et de frères de bataille abattus devant eux les privaient d’un champ de tir dégagé. Les portes n’étaient plus qu’à deux mètres de se refermer. Il ne leur restait que quelques secondes pour combattre ou se précipiter à l’abri. Ils tentèrent de faire les deux.
Les Word Bearers déplacèrent leur visée vers l’entrée. Les Ultramarines durent se baisser pour pénétrer à l’intérieur. Ils s’engouffraient dans un goulet d’étranglement. Leur nombre ne signifiait plus rien désormais. Ils n’étaient plus que du combustible. Un sacrifice. Kurtha Sedd avait une raison dépassant le simple cadre tactique d’être là où il se trouvait, et le sang de la XIIIe Légion constituait son offrande alors qu’il entamait la prochaine étape de son périple.
Tout près de l’entrée, deux autres Word Bearers tombèrent. Que leur sang soit un don supplémentaire, pensa Kurtha Sedd.
Voici la suite de la novela «The Honoured», dans celle ci nous allons suivre Kurtha Sedd chapelain des Word Bearers.
Tout comme l’autre celle ci démarre pas mal, par contre attention la phrase qui va suivre va spoiler la fin de « The Honoured ».
Le début de l’histoire enchaîne avec la fin de la précédente dans laquelle Aethon, capitaine des Utramarines, meurt durant un gros affrontement avec les Word Bearers. On apprend que son décès à permis aux fils de Lorgar d’accomplir un rituel pour invoquer des démons afin que ceux ci se joignent à eux pour le combat.
Puis instant flashback sur Monarchia, cela nous permet de voir l’impact énorme qu’a eu cet événement sur Kurtha Sedd. Pour vous la faire courte, il à perdu la foi et à massacré les occupants d’une église sur Monarchia car il était écœuré par cette dévotion envers des mensonges et envers des valeurs qu’il estimait ne plus avoir. Et chose intéressante, Lorgar lui avait dit que l’Empereur voyait tout, Sedd s’attendait donc tout naturellement à se faire châtier par l’être qu’il vénérait, mais il n’en est rien. Ce manque de châtiment va le conforter dans le fait que sa foi était mal placé.
Après ce petit encart nous allons suivre les événements de la novela précédente mais du point de vue des Word Bearers. Jusqu’à un final qui nous laissera avec des questions, questions auxquelles nous aurons des réponses dans la nouvelle «La marque de l’infamie» du recueil «La marque de Calth».
Bon alors autant vous le dire tout de suite ce n’est pas beaucoup mieux que la novela précédente mais pour raisons différentes.
Pourtant j’y ai cru, le flashback dont je parlais donne du contexte et de l’épaisseur au personnage de Sedd. On va être dans ses pensées, voir qu’il se sent trahi par Lorgar, pour des raisons que je vous laisse le soin de découvrir, et par sa la légion qui l’a abandonné sur cette planète. Ces éléments là sont sympa un temps et puis l’auteur va abuser de l’introspection et j’ai trouvé que ça tournait en rond. J’ai eu la sensation que le personnage disait toujours la même chose mais d’une manière différente et ça fait vraiment jérémiade… Mon père m’a abandonné etc… Cela m’a rendu la lecture ennuyeuse et m’a laissé une impression de répitivité.
Dans le même genre un des homme de Sedd va avoir une vision qui lui montre plusieurs combats entre Ultramarine et Word Bearers, le résultat est toujours le même. Victoire ou défaite la guerre souterraine est sans fin. Telle qu’elle à l’instant T la guerre sur Calth est vouée à durer, à être une guerre d’attrition. Les Ultramarines ont l’avantage du terrain et de la coordination, les Word Bearers doivent donc trouver un moyen de leur prendre ces avantages.
Sedd ressent tout au long du récit un gros poids lui peser, le poids du doute et de l’abandon. Et ça aurait pu être très intéressant si ça n’avait pas été géré de cette manière répétitive et geignarde qui dessert totalement le personnage.
Autre détail important, Kurtha Sedd est persuadé que les souterrains renferment une arme qui lui permettra de prendre le dessus. L’histoire va donc tourner autour de cette quête, on va donc assister à des massacres de civils, et autre joyeusetés désormais normale pour les Word Bearers, qui auront pour but de trouver ce qu’il cherche.
Je dirais bien que l’écriture m’a déçu mais bon comme c’est du Annandale je ne vais pas tirer sur l’ambulance…
Je lui accorderai quand même qu’elle à un tout petit peu plus d’intérêt que « The Honoured », même si dans les deux cas je me suis sévèrement ennuyé. L’ambiance du récit est quand même pas trop mal, on sent un effort pour coller à la légion. Et les problèmes de foi et les monologues intérieur du Chapelain plairont peut être à certains.
J’aurais tellement aimé vous parler de la fin et du lien avec « La marque de l’infamie » pour mettre un dernier clou dans le cercueil… Mais je ne préfère pas spoil.
Les plus
- Quelques bonnes idées d’introspection.
- Le pendant Word Bearer de « The Honoured ».
- Un effort sur le personnage principal.
Les moins
- Les bonne idées très mal exécutés.
- Une fin qui laisse espérer pour au final pas grand chose.
- Un bon potentiel gâché par des maladresses d’écritures.
Comme sa consœur cette novela aurait pu être beaucoup mieux, on lui reconnaîtra d’avoir une ambiance différente de l’autre et qui colle bien au Word Bearers mais c’est a peu près tout. Peut être que les amateurs de Word Bearer y trouveront un intérêt mais autrement, vous pouvez totalement ne pas la lire vous ne raterez rien à part du contexte pour la nouvelle « La marque de l’infamie ».
