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Critique de Ravenor - Renaissance par Priad

Publié le Mercredi 22 mai 2013 | 4 corrections après publication

 - Si Ravenor est revenu ici en secret, cela signifie qu’il se sait isolé et qu’il a conscience de ne pouvoir avoir confiance en personne, même pas les ordos locaux, ce qui témoigne d’une grande sagesse. Il doit opérer sous le régime de… comment appellent-ils ça déjà?
 — La condition Spéciale.
 — C’est ça. Il agit pratiquement en renégat et, par conséquent, il peut se révéler infernalement dangereux. Trice prit une profonde inspiration. Nous en avons terminé avec la discrétion, Toros. Lâche les psykers, mets tous tes secrétistes sur la piste. Trouve Ravenor et qu’il finisse au bûcher ! 

Suite directe du précédent roman, on est ici transporté dans la cité d’Eustis Majoris où Ravenor poursuit inexorablement ses investigations. Ayant échappé de peu à son ennemi, il devra faire face à une corruption naissante et agir clandestinement pour démasquer les acteurs de cette sombre histoire. Mais le synopsis ne s’arrête pas là car de nouveaux protagonistes émergent et complexifient une situation qui s’enlise de plus en plus pour nos héros.

L’enquête se poursuit donc au même rythme que le livre précédent. Mais alors que dans le tome 1 l’auteur nous avait habitué à nous faire changer d’atmosphère régulièrement, l’intégralité de ce roman se passe dans la cité. N’ayez crainte, garder le même paysage tout au long du livre ne nuit jamais au plaisir qu’on a de retrouver notre équipe d’acolytes. Surtout que la ville aux reliefs gothiques accentue cette ambiance sombre aux enjeux cachés. Car notre équipe ne sait pas contre quoi elle se bat exactement.

D’autres personnages intègrent le récit, comme le cartel qui n’aura de cesse de défendre ses intérêts à tout prix. Ce qui est appréciable dans ce second tome c’est qu’il y a plusieurs histoires dans l’histoire et chaque page nous offre son lot de surprises. Je me souviens avoir eu le souffle coupé à la fin de certains chapitres, car oui Dan Abnett n’a pas peur d’éprouver ses personnages ou même de les faire mourir sans crier gare, le syndrôme Fantôme de Gaunt surement. Cela participe grandement à l’effet de surprise car l’on ne sait jamais comment ça va finir. Autre point positif, Ravenor ne cannibalise jamais la profondeur des autres personnages qui l’accompagnent.

Dan Abnett nous tient vraiment en haleine de bout en bout et se permet même d’insuffler à son récit un suspense montant crescendo jusqu’aux derniers chapitres. Les scènes d’action sont évidement de la partie et tout le monde ne gagnera pas à ce petit jeu. Oubliez l’approche toute en finesse du premier livre, ici les plans ne se passent jamais comme prévu. De plus, agissant sous le statut de la Condition Spéciale, Ravenor n’a plus aucune contrainte.

A bien des aspects cette critique se rapproche de la précédente, et pour une bonne raison. Cette suite a les mêmes qualités, le récit est dynamique,  les personnages sont vivants et les scènes d’action s’enchainent. Alors qu’est ce qui différencie ce tome du premier. Le lieu de l’action? L’intrigue? En quelques sortes oui, mais ce qui fait vraiment la différence c’est que l’auteur se permet encore plus dans ce tome, comme si on lui avait offert une plus grande marge de manœuvre. Tout y est plus grand, plus épique, plus violent… plus surprenant aussi. Ce tome apparait un brin meilleur selon moi, donc excellent. Si vous avez dévoré le premier roman vous ne devriez pas avoir de mal à trouver votre plaisir avec ce second tome, Renaissance.

Les plus

  • On s’imprègne de l’intrigue très rapidement et l’on ne devine jamais comment tout cela va finir.
  • Les personnages principaux n’ont rien perdu de leur charisme.
  • L’action est au rdv, le chaos pas loin, on ne s’en lasse pas.

Les moins

  • Rajouter des protagonistes n’était pas le meilleur moyen de se renouveler, là encore on se perd parfois entre les dizaines de personnages.
4.5/5
Ravenor II c’est un peu comme une suite à laquelle on aurait mis plus de tout. Du coup comme le premier roman était génial celui là l’est encore plus.