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Critique de L’Ascension d’Horus par Priad

Publié le Jeudi 7 juin 2012 | 3 corrections après publication

Plus tard, alors qu’ils marchaient lourdement vers l’ouest au travers  de la bruine, en suivant  les Titans sur les étendus de boue rouge gorgée d’une eau qui affleurait en mares, Loken questionna Abaddon sur ce que le Seigneur des Anges avait voulu dire.
 — Sur Ullanor, lui apprit le premier capitaine, notre Empereur bien aimé a conseillé au commandant de renommer la 16e légion, pour qu’il n’y ait pas de doute sur son autorité. 
 — Et quel nom voulait-il que nous prenions ? demanda Loken. 
 — Les Sons of Horus, répondit Abaddon.

XXXIème millénaire, l’humanité s’est répandue au-delà des étoiles, évoluant au travers de mondes peuplés d’humains et autres races xenos. Sur Terra, l’Empereur se dresse contre cette anarchie, résolu à unir tous les peuples sous un même joug. Contrôlant la conquête de l’espace depuis Terra, il envoie au travers de toute la galaxie ses légions, menées par des Primarques, fils génétiquement modifiés à l’image de leur père, afin de rallier tous les mondes à son empire. Ces hommes surhumains ont aussi pour rôle de s’opposer au fanatisme et aux croyances barbares en détruisant certains peuples, ou en les convertissant à leur cause dans le meilleur des cas.

Alors que la Grande Croisade avance, exterminant tout ce qui n’est pas humain, L’empereur se retire pour mener à bien un projet secret dans les laboratoires de Terra, confiant dès lors les affaires militaires à son fils préféré, Horus. A la tête des Luna Wolfs, le Primarques Horus va alors prendre les commandes de cette Grande Croisade afin d’unifier toutes l’humanité.

Voilà exactement le contexte dans lequel le lecteur démarre. Mais le personnage qui s’impose dès les premières pages du livre est Loken, capitaine de la quatrième compagnie, venant d’obtenir une place de choix au Mournival, un conseil ayant pour responsabilité de soutenir Horus dans sa démarche de conquête. On touche ici à la plus grande force du récit, nous confronter deux visions de cette grande croisade à travers les yeux d’un Primarque et d’un simple guerrier Astartes. La relation entre les deux est d’ailleurs savamment travaillée. Loken est un guerrier curieux, mais aussi très intelligent qui va côtoyer de très près les principaux acteurs de cette énorme croisade. De l’autre côté se trouve Horus, un géant d’une grande beauté. Fin stratège, il jouit de son caractère diplomate grâce à sa verve et son intelligence rare.

L’équilibre entre ces deux protagonistes, faisant partie d’une galerie de personnages encore plus vaste, est étonnant. Plus que cela, ils se complètent et font évoluer le récit vers quelque chose de plus mature. Mais l’intérêt du livre ne réside pas qu’en cela. Les scènes de guerre se multiplient et l’on est littéralement transporté sur ces planètes hostiles. L’ouverture du livre en met déjà plein les yeux et Dan Abnett ne se repose jamais sur ses acquis, décrivant de violentes batailles.

Ce premier tome de L’Hérésie d’Horus est une excellente introduction, nous plongeant directement dans l’univers de Warhammer 40.000, au cœur de la Grande Croisade et au début d’une Hérésie qui changera la face du monde. La trahison n’est jamais très loin et l’atmosphère pesante de certaines scènes profite à l’ambiance global du livre. On est ici très proche d’une tragédie grec, où les protagonistes sont victimes de leur destin, qui semble dès lors tout tracé.

Ce n’était pas une tâche aisée que d’entamer l’écriture du plus gros évènement de l’univers de Warhammer 40.000, car véritablement, l’auteur devait donner naissance aux sentiments contradictoires d’Horus qui le pousseront plus tard à trahir l’Empereur et à se retourner contre ses frères. Cet aspect est une vraie réussite car l’on sent naitre les doutes et les craintes chez le Maitre de Guerre. L’Ascension d’Horus est un prélude passionnant, qui pause les bases d’une grande série, ainsi que d’un univers vaste, et ne décevra personne.

Les plus

  • Bolters et épées tronçonneuses sont les maitres mots au côté de psychologie et subtilité. Un cocktail proche de la perfection.
  • Dan abnett maitrise son récit de bout en bout, nous offrant un roman de science fiction solide d’une grande puissance. C’est grandiose, c’est épique et on en redemande.
  • Malgré un univers d’une densité extraordinaire, on ne perd jamais le fil et nous sommes littéralement aspirés dans un récit aux conséquences dramatiques.
  • Les protagonistes sont légions et ne nuisent jamais à la clarté du récit. On appréciera d’ailleurs de trouver des commémorateurs.

Les moins

    5/5
    Dan Abnett est à la hauteur des espérances avec ce premier tome, il n’aurait pas pu faire mieux. Ce n’est pas de si tôt que l’on retrouvera un livre aussi prenant et équilibré dans la saga.
    Les autres opinions :