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Critique de Helsreach par Maestitia

Publié le Jeudi 7 juin 2012 | 8 révisions avant publication | 6 corrections après publication

L’épée était aussi ancienne que les reliques des hommes pouvaient l’être. Forgée  et façonnée sur Terra durant la grande Hérésie. Durant ces temps de légendes, elle fût brandie sur les champs de bataille par Sigismund, premier Champion de l’Empereur, fils favoris du Primarque Rogal Dorn. La lame à elle seule était aussi grande  qu’un homme, fabriquée à partir des fragments restant de la propre épée de Dorn. Dans ce temple, où les plus formidables artéfacts du Chapitre sont vertueusement gardés dans des champs de stase afin d’éviter l’érosion du temps, le Haut-Marchal brandit le trésor le plus sacré de l’arsenal des Black Templars.
 — Vous avez vos propres cérémonies au sein de la fraternité des Chapelains, dit Helbrecht de sa voix solennelle et empreinte de respect. Désormais, je te reconnais en tant que digne successeur de ton mentor.
La pointe argentée s’abaissa, pointant directement la gorge de Grimaldus. Tu as mené bataille à mes côtés plus de deux cents ans, Grimaldus. Te tiendras-tu à mes côtés en tant que Reclusiarque de la Croisade Éternelle ?
 — Oui, mon seigneur.
Helbrecht acquiesça tout en rengainant la lame. Grimaldus se contracta une nouvelle fois, pivotant sa tête et dévoilant ta joue.
Dotée de la force d’un marteau, le dos du poing d’Helbrecht s’écrasa sur la mâchoire du Chapelain. Grimaldus grogna en goûtant le goût ferreux de son propre sang, celui de son Primarque. Il grimaça entre ses dents face à son commandant d’une peau devenue rouge-rosé. Helbrecht reprit.
 — Je t’adoube Reclusiarque sw la Croisade Éternelle. Tu es à présent un meneur de notre saint Chapitre. Il éleva sa main dans les airs, exposant le sang de Grimaldus sur ses doigts recourbés. En tant que chevalier du cercle intérieur, fais en sorte que ce coup soit le dernier sans riposte.
Grimaldus aquisça en desserrant sa mâchoire, calmant son coeur ainsi que la soudaine montée frénésie de tuer. Même en connaissant d’avance le coup de la cérémonie, ses instincts lui criaient d’en répondre sur-le-champ.
 — Ainsi… Soit-il, mon seigneur.
 — Ainsi il sera.

Si vous avez squizé mon intro›, remontez la lire, cela me permettra de mieux vous faire comprendre la pertinence de ce Space Marine Battles. Nous sommes à peine au prologue et A.D.B. pose les fondations d’un récit de passionné pour les passionnés.

Helsreach est le tout premier roman d’Aaron suivi durant la même année, du Premier Hérétique. Mais attaquons sur-le-champ ce titre qui nous emporte sur l’une des planètes les plus contestées du Segmentum Solar, j’ai nommé Armageddon. Les connaisseurs pourront me citer ses trois guerres, chacune d’elle apportant son lot de batailles mythiques et de héros légendaires. La première, avec ses secrets et ses trahisons (Le Don de l’Empereur), la seconde mettant en scènes Le commissaire Yarrick et le chef de guerre Ugulhar dans la cité ruche Hadès, et la troisième avec la plus grande invasion de peaux vertes de tous les temps, une Waaagh unique, menée par le Big Boss Ghazghkull Mag Uruk Thraka.
En plus d’être proche de la sainte Terra, elle fournit abondamment une pléthore d’autres mondes en armes, combustibles et autres denrés indispensables à l’Imperium. Un point névralgique qui est sur le point d’être anéanti par les xenos.

Helsreach est elle aussi une cité ruche, mais les hauts gradés de srtategium ne donnent à la ville qu’une semaine au mieux et moins de trois jours dans le pire des scénarios. La bataille durera plus d’un mois, histoire de vous donner un peu l’eau à la bouche.
Pour défendre Armageddon nous aurons droit à la renommée Légion d’Acier, à l’Adeptus Titanicus ainsi qu’en l’Adeptus Astartes, et plus précisément les Black Templars. Grâce à ce roman, l’auteur va pouvoir nous offrir différents points de vue face à la guerre sur Armageddon et par conséquent, une richesse de background..

Merek Gimaldus quant à lui, vient tout juste d’être promu Réclusiarque suite à la récente disparition de son prédécesseur, Mordred le Vengeur. Personnage très peu narré mais qui en impose déjà terriblement bien qu’inconnu au bataillon. Malgré de profonds doutes concernant son nouveau rôle au sein des Black Templars, notre Chapelain respire déjà la haine envers l’ennemi grâce à d’étonnants passages à la première personne, qui renforce l’effet de ressentis. Loin de se douter de ce qu’il l’attend, le maître de Chapitre Helbrecht décide de l’envoyer sur Helsreach et lui refuse par la même occasion, ainsi qu’à ceux qui l’accompagneront, l’honneur de combattre parmi les leurs à bord de la barge de bataille l’Eternal Crusader.

Le ton est donné.
Grimaldus est au centre de l’histoire et brille par sa noirceur. Certes la psychologie du personnage n’est pas extrêmement complexe, mais l’auteur parvient toujours à mettre les mots sur ce que c’est que de se battre au 41ème millénaire, et jusqu’à la fin quel qu’en en soit le prix. L’aspect pieux des Black Templars via leurs crédos fanatiques permet à Aaron de repousser les limites de leur fatalisme. Leur foi n’a d’égal que leur frénésie et A.D.B. l’écrit comme tel. C’est le point essentiel qui rend cette histoire si passionnante : une totale compréhension de la perception des fils de Sigismund.
Le Réclusiarque sera rarement seul, mais souvent accompagné par plusieurs bons seconds rôles tels que Nerovar, rookie (le bleu) apothicaire, Priamus, fougueux épéiste, Cador, l’ancien respecté et ce ne sont que les Black Templar que je cite.

Au-delà des Black Templars, nous aurons la chance d’avoir un autre protagoniste intéressant. Le Stormtrooper Andrej de la Légion d’acier. Ce personnage aux répliques comiques ne tombera jamais dans le ridicule stéréotype qui pollu bien des romans. Sa destiné est elle aussi intéressante et ne servira pas simplement à boucher les trous. Les chapitres s’enchaineront avec plaisir, relatant l’évolution, ou plutôt la dégradation de la cité par l’ennemi. Un bel exemple pour l’illustrer l’auteur nous donne la liste des Black Templars tombés depuis le commencement. Comment ils sont tombés, dans quelle situation et si leurs progénoïdes ont été récupérées. Cela peut sembler facile ou anodin, mais pour moi c’est encore un point qu’A.D.B. vient de gagner.

Les Titans seront aussi de la partie en la personne de Stormherald, commandé par la princeps Zarha. Bien que ses échanges avec Grimaldus soient assez uniques en leur genre sans pour autant être blasphématoires, ils provoquent des réflexions ainsi que des émotions cachées du Chapelain, permettant un développement de sa mentalité face à cette guerre qui est ressentie comme un exil pour Grimaldus. C’est une défense de cité et de sa populace et ce n’est pas vraiment la spécialité des Templars…
Les jours de siège s’enchaineront et les pages aussi ! Des secrets seront découverts, un autre grand Chapitre Astartes d’Armageddon apparaîtra l’éclair d’un instant nous offrant un contraste de mentalité.

Mais ce n’est pas tout ! En plus de cela, l’auteur gère super bien les scènes d’action mélant grimdark et badassness. Leur férocité au corps à corps est habilement décrite mais c’est leur volonté inébranlable que j’ai le plus savouré. Ce roman est un cocktail de bonnes idées et pourtant il y a tellement d’aspects positifs que je n’ai pu tous vous les citer.
Un roman à relire.

Les plus

  • Tout.

Les moins

    5/5
    Un must have toutes catégories confondues. Les Black Templars sont brillamment dépeints lors de ce siège époustouflant, le décor est vraiment riche, ses protagonistes sont attachants et le roman nous conte l'histoire d'un héros. Pour couronner le tout, la plume d'Aaron Dembksi-Bowden n'abîme jamais le fluff, elle le polie.