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Critique de Onyx par Priad

Publié le Lundi 11 août 2014 | 1 révision avant publication | 2 corrections après publication

 — Ceci est votre cible », dit l’Inquisiteur Halliafiore, sa main tendu accueillait un hololith montrant le schéma d’un petit groupe d’étoile. Quelques un de ces systèmes étaient marqués d’une tête de mort. La ceinture de Phalamos. Valeur pour l’Imperium ? Production de matériaux brutes, rhodium, magnésium, et autres diverses rares ressources. Attaqué par des xenos de type eldar depuis 9 années standards, sous espèce tertius. Sept installations perdues, trois mondes ruches ayant subies un raid, résultant de la perte de nombreuses vies, et entraînant dès lors l’interruption de la production. »
Les manières de l’inquisiteur appartenaient davantage à un scribe qu’à l’éternel seigneur d’un royaume, au caractère si agaçant.
 — Étudiez ce modèle », dit Halliafiore. « Que remarquez-vous? »

Ne jugeant le contenu de cette nouvelle que par sa couverture, je me plongeais dans ce récit de Chris Wraight, le nouveau père des Space Wolves et accessoirement celui des White Scars, afin de retrouver Ingvar, personnage déjà ô combien charismatique dans Le Sang d’Asaheim. Néanmoins je compris rapidement que nul épopée fenrisienne ne serait au programme de ce récit se passant avant qu’Ingvar ne retrouve sa meute. C’est donc au côté de l’équipe d’Onyx de la Deathwatch que le lecteur se verra transporté dans un raid sur une planète menacée par les eldars.

La première partie de la nouvelle se concentrera sur Kaivon, ouvrier des mines étant témoin de l’offensive des eldars et fuyant pour sa vie. Découvrir la violence de l’attaque à travers des sentiments et des réactions humaines saura souligner ce massacre d’une manière efficace. Le point de vue changera radicalement lorsque le lecteur se retrouvera sans transition (mais d’une manière si bien maîtrisée) durant l’exposé de mission avec l’Inquisiteur et l’équipe d’Onyx. Composé d’un Dark Angel, Blood Angel, Executioner, Angel Puissant, Iron Shade, de notre héros Space Wolf, et commandée par un Ultramarine, notre équipe ne sera pas envoyée au secours de la planète mais plutôt en pleine partie de chasse pour capturer un flesh-twister.

C’est dans cette seconde partie, bien plus longue que la première que nous verrons l’équipe Deathwatch à l’œuvre. Cette nouvelle sera un vrai condensé d’action, mais c’est véritablement le message sous-jacent qu’il sera intéressant d’interpréter. Quel sera le prix à donner pour compléter cette mission ?

L’auteur a délibérément ouvert son histoire sur Kaivon un personnage en détresse et le lecteur voudra savoir s’il arrivera à être sauvé. Ce personnage secondaire rencontrera une femme qui l’aidera à survivre au milieu de cette bataille opposant les eldars à nos space marines. Au milieu de tout ce désordre, ils croiseront finalement Ingvar. Saura t-il les sauver tous les deux en prenant le risque de faire échouer l’intégrité de la mission ?

Ne l’oublions pas, Ingvar notre chef de meute n’est pas au commande ici et malgré les dissensions que l’on retrouve au sein d’une équipe de la Deathwatch, il faudra néanmoins savoir s’incliner devant l’alpha (représenté ici par un Ultramarine relativement antipathique). Il est intéressant que l’auteur est finalement inversé les rôles de l’Ultramarine défendeur de la veuve et de l’orphelin et du Space Wolf, véritable bête sur le champs de bataille. On pourra encore une fois reprocher à Chris Wraight de bien trop humaniser les Space Wolves mais c’est personnellement une des choses qui m’attire le plus dans ses écrits. Les space marines de la VIème légion ne sont plus ici dépeints comme des montres de guerre mais bien comme de brutales combattants dont le sens de l’honneur n’a d’égale que la force qu’il représente lorsque leur meute est complète. Il est bien loin le temps de Prospero et de leur doux surnom des chiens de l’empereur.

J’ai tout de même trouvé l’action brouillonne à certains moments et le fait que les scènes impliquant nos space marines prennent finalement le dessus sur l’histoire parallèle des humains, dont le sort ne sera scellé qu’à la toute fin, est un peu dommage. Néanmoins l’idée d’ajouter encore un peu de background à Ingvar fut une réelle bonne idée et les conséquences de cette mission pourront facilement expliquer le personnage qu’il est devenu par la suite

Onyx s’insère dans la saga des Space Wolves de manière crédible, entre Exhumed de Steve Parker et Le Sang d’Asaheim. Néanmoins et malgré la réussite de cette nouvelle, j’ai eu le sentiment que l’histoire se voyait délaisser par l’action à certains moments.

4/5
En écrivant le passé dans la Deathwatch de notre héros Ingvar, Chris Wraight surprend tout autant qu'il complète son personnage d'une expérience qui le marquera probablement à tout jamais.