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Critique de Truth is my Weapon par Priad

Publié le Jeudi 12 juin 2014 | 4 révisions avant publication | 4 corrections après publication

La vérité m’ébranla. Je voulais lui montrer que ce n’était pas le cas et le garder en vie, avec ce seul but en tête. Il était dans un sale état maintenant et même son corps n’arrivait plus à cicatriser aussi rapidement que je le blessais. Son seul œil encore valide perla du sang avant de me scruter avec le même mélange d’horreur et de mépris.
 — Tu as une autre question pour moi Inquisiteur, dit-il.
 — Comment le sais-tu ?
 — Je sais tout, dit-il, je suis Alpharius !
Je sortis mon pistolet bolter et visa la chose assez rapidement avant qu’elle ne dise davantage de mensonges.
 — Tu es un hérétique et un traitre à l’Imperium !
 — J’ai fabriqué cet Imperium, la voix exprima. Je suis Alpharius !
Je pressais le canon dans la bouche de la chose.
 — Comment sais-tu cela ?
 — Parce que c’est la vérité, me répondit-il avec difficulté.
+Que connais-tu de la vérité ?+ J’appuyais la détente et le bolt sacré explosa son cerveau traversant l’arrière de sa tête.
C’est un peu ma signature de parler dans la tête d’un hérétique avant que je presse la détente. Je veux que l’Inquisition soit la dernière chose qu’il puisse entendre.

Truth is my weapon est ce qui semble être la toute première participation de Justin D. Hill à l’univers de Warhammer 40K. Après une première nouvelle écrite pour Warhammer (Battle) en 2013, ce dernier nous revient donc dans ce qui semblait être une nouvelle assez prometteuse puisque traitant de l’Apha Légion. Je dois dire qu’estampiller une histoire Alpha Légion est un très bon moyen d’attirer un public familier, et demandeur depuis le roman Légion de Dan Abnett.

Pourtant il reste assez difficile de se renouveler lorsque la Légion d’Alpharius et d’Omegon est au cœur de l’histoire, car les mécanismes de surprise sont déjà connus de ses fidèles lecteurs. Alors que Justin D. Hill a-t-il apporté de neuf et d’original ?

Et bien pas grand-chose. Tout d’abord car l’histoire impliquant la plus comploteuse des légions est extrêmement convenue et n’arrivera pas à vous surprendre. On y suivra un Inquisiteur du nom de Wodin Grime interrogeant un Space Marine de l’Alpha légion afin de soulever le voile sur une affaire. Malheureusement l’affaire en question ne sera pas très détaillée et l’on n’apprendra rien, si ce n’est que le maitre de notre héros semble y être impliqué. Ladite affaire n’étant véritablement pas au centre de l’histoire, on se tournera dans ce cas vers l’interrogatoire représentant une grande partie de la nouvelle.

Mais donner de la verve à un Inquisiteur et de la classe aux répliques d’un Space Marine appartenant à l’Alpha est loin d’être aisé. Après avoir passé les quelques premières lignes, on se rendra compte que balancer une réplique comme « Je suis Alpharius » à toutes les pages ne rendra pas plus captivante cette histoire. Il est d’ailleurs dommageable que l’auteur semble s’appuyer sur une telle réplique pour mener tout le reste de sa trame qui s’enlisera au fur et à mesure des pages.

Pourtant le mélange de l’Inquisition et de l’Alpha Légion avait déjà fait ses preuves dans Hunted de John French qui avait su m’offrir un retournement final assez original. De plus, effectuer un interrogatoire est souvent un moyen facile de rendre la lecture facile et intéressante à la fois, les scènes de dialogues se lisant toujours assez vite. Dan Abnett avait sublimé de pareilles scènes dans sa saga sur l’Inquisition et plus particulièrement dans Malleus où notre héros se voyait à la place de l’interrogé. Justin D. Hill semble s’être inspiré de certains éléments d’ailleurs puisque l’histoire de l’élève apprenant la trahison de son maitre a aussi été déjà vu dans l’audio drama Thorn wishes Talon.

Ce sera donc difficile de recommander la lecture de cette nouvelle, l’auteur n’ayant pas fait dans l’originalité. Néanmoins il faudra lui reconnaitre une certaine aisance à se lire grâce à un vocabulaire très accessible pour les débutants en VO.

Les plus

  • Une nouvelle se lisant vite, donc peu d'engagement nécessaire.
  • Un vocabulaire accessible rendant cette lecture VO très abordable pour les non-initiés.

Les moins

  • Le sujet Inquisition/Alpha Légion est mal traité.
  • L'auteur se répète en plus d'une occasion.
  • Un manque d'action qui n'est pas même compensé par l'histoire.
  • Deux personnages seulement qui n'ont en plus aucun charisme.
2/5
Mêler le contexte de l'Inquisition avec l'Alpha légion n'est pas toujours gage de réussite, espérons que Justin D. Hill l'ait bien compris. Néanmoins cette courte nouvelle est un très bon moyen de se mettre à la VO, le vocabulaire étant très accessible.