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Critique de The Tranzia Rebellion - Episode 12 par Maestitia

Publié le Samedi 4 avril 2015 | 2 révisions avant publication | 2 corrections après publication

Et nous voici pour l’avant-dernier round ! The Tranzia Rebellion est désormais proche de la fin. Mais ne parlons pas de malheur si vite.

Arrivé à ce douzième épisode, il est bon de se rappeler que pas moins de six auteurs se sont occupés de nous narrer cette épique rébellion. Dans la bande, nous comptons John French, Nick Kyme, Gav Thorpe, C.Z. Dunn, Andy Smillie et George Mann. Autant dire qu’il y avait de quoi faire un bon mélange pour utiliser les forces de chacun. Hélas, même le Sieur French ne parvient pas à nous faire rêver. Nous arrivons à la fin de cet radio play et il serait légitime, je dirais même plus primordial, que la fin soit BAMF like hell ?
Erreur, car cet épisode est tampon, étirant toujours plus le supplice.

Suite à la fantastique révélation de l’épisode précédent, nous constatons qu’Ahriman désire profaner (ainsi que violer) la moelle spectrale des esprits eldars afin d’accéder aux mystère de la Black Library (la Bibliothèque Interdite).
Déjà, on part très mal. Pour les amateurs de fluff (s’il en reste), parler de la plus célèbre et puissante librairie de 40k, est en soi une hérésie.
Vouloir à ce point forcer l’épique est stupide et ne fait que détruire un peu plus la crédibilité de l’œuvre.
En attendant qu’Ahriman sculpte son avenir, il congédiera le zombie et ex-premier capitaine des Doom Eagles, sentant les ennuis approcher. Comprenez ici, Hearon, le maître de Chapitre s’en vient lui tataner sa face avant que ce ne soit la fin, pour de bon. De l’autre nous avons Brice qui use salement de Jearna pour pouvoir atteindre la station d’émission.

Avouez que ça donne faim. Encore une fois, les scènes d’affrontements sont fades, elles n’en deviennent qu’un arrière bruit de fond sans importance comblant grossièrement les répliques qu’on nous ressert depuis l’épisode V :
- From ashes we rise, we die and in death we live.

Question, pourquoi avoir inventé ce cri de guerre, ma foi efficace, alors qu’il en existait déjà un ?
Mais le souci n’est pas là, c’est dans la répétition que le bas blesse. De pareilles litanies ne sont scandées qu’à la toute fin et ont un usage unique !
Une fois de plus, on perd totalement foi en les personnages et bien que plusieurs d’entre eux trépassent lors de cet épisode, on n’en a plus rien à bolter.

D’une façon similaire, nous assistons aussi au duel entre Hearon et Kaephon. Cette rencontre est censée être chargée de testostérones et pourtant…
Là où l’on aurait pu voir un beau dialogue posé sur une musique à suspens, on entend le traître se manger une gifle et tomber vulgairement dans le vide (dans le vide du vaisseau ?) comme un sans abri…
Ce combat critique n’advient qu’après un long moment où l’apothicaire du groupe reçoit un tir fatal le contraignant à être abandonné par ses frères. J’ai tout de même eu une petite lueur d’espoir lorsque ce dernier cita les glandes de Larraman. Ce n’est pas grand chose mais le Marine voit ses frères tomber comme des mouches depuis le début et ne pense à récupérer les progénoïdes que d’un seul gars ?
De l’attachement pour ce personnage-ci ? Pas vraiment. L’auditeur n’est vraiment pas aidé.

Une fois arrivé à la fin de cet épisode, on se sent pauvre en information, nous n’avons fait que suivre des individus d’un point A vers un point B sans jamais être impliqué par les péripéties des personnages.
Pour le dernier épisode de Tranzia, je laisse l’honneur à Priad qui va se faire une joie de vous en faire la critique.

Les plus

  • Plein de morts.
  • Quelques clins d’œil à l'univers 40k.
  • C'est bientôt fini !

Les moins

  • Trop de gémissements.
  • Des personnages qui tirent lamentablement leur révérence.
  • Une tension à laquelle on ne croit plus.
  • Encore et toujours des litanies creuses.
  • La voix atroce de vieillard malsain d'Ahriman.
1/5
On aurait pu croire à une dernière chance, mais c'est sans compter le viol systématique du fluff et l'incohérence inhérente de l’œuvre. Cet avant-dernier épisode devait être un boost final à suspens mais échoue une nouvelle fois. C'est l'effet d'un poignard que l'on retire afin de mieux l'enfoncer une dernière fois.