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Critique de The Apex par Maestitia

Publié le Vendredi 18 avril 2014 | 9 révisions avant publication | 1 correction après publication

Il se glissa à travers les arbres et les feuillages le recouvrèrent comme un rideau se refermant derrière lui.
Soldat Thorn se hissa, son lascanon levé.
 — Il a disparu ! Où est-ce qu’il est passé ?
Straken se tenait là, devant ses hommes, fixant l’endroit où le tyranide s’était enfui. Il l’avait vu changé de couleur en plein mouvement, mais ce fût la tête de la bête qui restait imprimé dans son esprit. Cette rangée d’yeux jaune brillants autour d’une masse de tentacules humides. Chaque extrémité se terminant par de minuscules lames aiguisées comme un rasoir, un scalpel biologique.
Il s’accroupit et examina le corps. Lall n’était pas juste mort, à partir de ses sourcils, le haut de son crâne manquait. Non seulement la boîte crânienne était exposée mais en plus elle était vide.
 — Putain, il lui a mangé le cerveau, jura soldat Meyer alors que Straken se relevait.
Corris se tenant derrière eux, lança un regard vers la forêt.
 — Empereur… dit-il doucement.

Après l’Audio Drama Waiting Death, nous voici avec The Apex, une nouvelle centrée de nouveau sur le Colonel Staken mais publiée quatre ans plus tard.

Avec ce fossé, je dois dire que je ne m’attendais pas à grand chose, qui plus est lorsque ce n’est pas le même auteur.
Mais ici, c’est Toby Frost qui mène la danse et on sentira après avoir lu cette nouvelle qu’il a bien su cerner le personnage emblématique qu’est Straken malgré quelques maladresses.

Nous sommes sur Signis VII et les tyranides ont complétement submergé la planète. L’évacuation finale est imminente. Malgré tout, les recherches de l’Archmagos Jarv Bardex sont trop précieuses pour être abandonnées ses études concernant de surcroit les rares points faibles des tyranides.
Et qui est-ce qu’on envoie afin de récupérer des documents vitaux pour l’Imperium dans une jungle hostile pour une mission suicide ?
Colonel Straken, alias Iron Hand du Second de Catachan !

La mission se voit dotée d’un peloton de soldats en plus de la présence du Colonel. Autant dire que la mission n’est pas prise à la légère et on n’en attend pas moins de Straken.
Les Catachans partiront à pied dans la jungle durant la nuit afin d’être les plus discrets possible. En effet, la jungle regorge de créatures plus dangereuses les unes que les autres, et pour couronner le tout, les tyranides ont récemment infesté les environs.

Le commencement est assez lent, mettant plus l’accent sur le décor de jungle tropicale et l’ambiance, que sur les réactions ou les dialogues entre soldats. Straken aura d’ailleurs la fâcheuse tendance de penser ses phrases cultes plutôt que de les prononcer de vive voix. Il faudra attendre la fin de la nouvelle pour voir briller les jurons du Colonel.
Comme dans l’Audio Drama, on plonge facilement dans cette ambiance de jungle hostile et de chasse implicite puis explicite, entre Straken et le lictor. Bien que nous sommes en présence des Catachans, ils ne restent que des hommes, et non des surhommes.

Un passage m’a fortement plu vers le milieu de la nouvelle : le point de vue du lictor. Peu d’auteur se risque à écrire du côté de l’ennemi, qui plus est lorsque c’est une race xenos comme les Orks ou les Nécrons. Il n’y a que quelques phrases, tout juste un paragraphe, mais il permet au lecteur de frôler l’esprit de créature synapse tel le lictor. Il écrit peu mais j’apprécie l’initiative !

Et le scénario dans tout ça ? C’est ici que le bas blesse… Ou pas. Effectivement, la mission est des plus banales et les évènements qui la couvriront aussi, mais l’attaque massive de tyranides en fin de récit bousculera beaucoup de clichés. A noter également que la fin n’en est pas une ! On pourrait croire à une fin bâclée, mais si l’on retrace la narration de l’auteur et son style, on s’aperçoit que Toby Frost nous offre un petit hommage aux films d’action des années 90.

The Apex se lit facilement et l’auteur nous sert dans cette nouvelle un mission commando dans la jungle digne de Predator avec en rôle principal Straken, un Colonel unique en son genre, lié à ses hommes comme à des frères et redoutable dans son milieu naturel, la jungle. L’ambiance est bonne, la traque est captivante et les combats respirent la testostérone et l’héroïsme.
Ca tâche, ça saigne et ça déguste : Mission Accomplie.

Les plus

  • Une jungle avec des morceaux de Catachans dedans.
  • Straken au sommet de sa forme.
  • Original grâce à sa fin qui n'en est pas une.
  • Le sauvetage in extremis de Mayne transpire l'héroïsme cliché et on aime ça.

Les moins

  • Un début assez lent.
  • Straken qui ne jure pas assez.
4/5
The Apex est une nouvelle qui remplit parfaitement son rôle en nous offrant en peu de temps du Catachan et du Straken bien viril ainsi qu'une superbe ambiance de jungle infestée de tyranides. Straken contre Prédator.